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Un enjeu économique et environnemental

Un enjeu économique et environnemental

Le Maroc s’est fixé un cap et s’y tient : verdir progressivement son économie. Ce n’est pas juste une déclaration d’intention. Bien au contraire. Le Royaume s’est donné les moyens de ses ambitions.

C’est la raison d’être de la Stratégie nationale de développement durable du Maroc (SNDD) qui s'appuie sur une vision claire et qui a des objectifs bien circonscrits : poser les jalons d'une économie verte et inclusive à l’horizon 2030 et porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique à plus de 52%. Actuellement, 50 projets d'énergies renouvelables cumulant une puissance installée d'environ 4 GW sont en exploitation.

L’ambition du Royaume tient à un double enjeu. Le premier est économique, au regard de sa dépendance énergétique visà-vis de l’extérieur et de son impact sur les finances publiques. Rappelons-le, chaque 1% d’économie d’énergie globale que l’on pourrait réaliser, représente 800 millions de DH d’économie sur la facture énergétique du pays. Et aujourd’hui, la situation qui prévaut dans le monde, avec notamment la flambée des cours des produits énergétiques, valide plus que jamais les choix du pays dans ce domaine.

L’autre enjeu est environnemental. Le Maroc a pris des engagements internationaux forts en matière de lutte contre les changements climatiques, à travers notamment la diminution des émissions de gaz à effet de serre. D’ailleurs, selon la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, qui intervenait mardi lors d'une rencontre tenue par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le Club des chefs d'entreprise France-Maroc, l'économie marocaine devient plus sobre en carbone, avec une baisse moyenne annuelle de 2,2%, depuis 2004, de l'intensité des émissions nationales par unité de PIB.

Plus globalement, sur la base de la SNDD, le Maroc s’est doté d'un Plan climat national (PCN) qui «vise à asseoir les fondamentaux d’un développement sobre en carbone et résilient au changement climatique». Et dans le cadre de la déclinaison de sa politique climatique au niveau territorial, la tutelle est en train de doter toutes les régions de  Plans climats régionaux (PCR),  tout en capitalisant sur le processus de la régionalisation avancée. Parallèlement, le Plan national d’adaptation (PNA) est en cours de finalisation. Au final, l'ambition nationale a été rehaussée, avec une Contribution déterminée au niveau national (CDN) actualisée qui vise à réduire les émissions de GES de plus de 45% à l'horizon 2030, précise Benali.

Comme précisé dans le rapport sur le nouveau modèle de développement, la transition accélérée du Maroc vers une économie sobre en carbone et compétitive, attractive pour une utilisation industrielle, permettrait de faire du Royaume une référence en termes de modes de production décarbonée, responsable et durable. Au regard des projets concrétisés, on peut soutenir que la transition énergétique du Maroc est bel et bien sur une bonne dynamique. C’est un pari ambitieux certes, mais un pari sur l’avenir. 

 

 

Par D.William

 

 

 

 

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