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Gouvernance: Casablanca a sa police municipale de l’environnement

Gouvernance: Casablanca a sa police municipale de l’environnement

L’unité, qui bénéficiera de l’appui de la Direction générale de la sûreté nationale et du ministère de la Justice, démarre avec une vingtaine d’agents formés.

 

Par A. Diouf

Le Royaume a sa première police municipale de l’environnement. L’unité, qui est déjà opérationnelle, a vu le jour dernièrement à Casablanca, qui compte près de 3,5 millions d’habitants et produit en moyenne 1,2 million de tonnes de déchets ménagers. Mise en place par le Conseil de la ville, la police municipale de l’environnement aura pour rôle de préserver l’environnement dans la capitale économique du pays, en réprimant les rejets illégaux et autres infractions liées aux déchets ménagers.

Pour ce faire, une vingtaine d’agents ont été déjà formés. Ils ont reçu le feu vert des autorités municipales pour infliger des amendes aux citoyens récalcitrants et limiter les déchets dans la ville. Leur unité bénéficiera aussi, très prochainement, de l’appui de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et du ministère marocain de la Justice.

 

Diminuer la pollution liée aux déchets de 50% à l’horizon 2028

L’objectif de ce nouvel outil de gouvernance des autorités municipales est de renforcer le dispositif de diminution de la pollution dans la ville. Celui-ci vient en renfort aux sociétés Averda et Mecomar, chargées depuis 2019 de la gestion des déchets à Casablanca. Et les autorités espèrent qu’il permettra de faire baisser les infractions à l’origine de la pollution dans la ville de 50% d’ici à 2028. Elles s’attendent aussi à ce qu’il réduise la pression sur les ressources en eau, sachant que la majeure partie des ordures ménagères se retrouve dans les rues, mais aussi dans les cours d’eau.

Pour remplir ses missions régaliennes, la police municipale de l’environnement dispose d’un budget de 30 millions de dirhams financé à hauteur de 70% par la commune de Casablanca et 30% par le ministère de l’Intérieur. Qu’est-ce qui va la distinguer de la police de l’environnement mise en place par le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, censée travailler sur tout le territoire national ?

Les autorités municipales répondent que «les travaux sont en cours pour mettre en place un cadre juridique qui définit clairement les tâches dévolues à la police municipale de l’environnement de Casablanca». A signaler que les autorités de la ville de Casablanca ont un autre projet de dépollution en vue. Il s’agit de la mise en place d’un centre de tri et de valorisation des déchets sur un terrain de 260 hectares jouxtant l‘ancienne décharge à Médiouna. L’édification du projet, piloté par Casa Baia, démarrera incessamment pour un coût de 4 milliards de DH. 

 

 

 

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