FMI: des perspectives économiques "incertaines et difficiles" en Algérie

FMI: des perspectives économiques "incertaines et difficiles" en Algérie

Le Fonds Monétaire International (FMI) a fait état de "perspectives économiques incertaines et difficiles" en Algérie qui, depuis le déclenchement de la crise sanitaire, fait face à plus de "vulnérabilités économiques".
 

"La conjoncture algérienne était déjà usée par une succession de chocs défavorables depuis 2014, renforçant les perspectives incertaines et difficiles" pour ce pays maghrébin, selon un rapport du FMI publié au terme de ses consultations avec les autorités algériennes portant sur l'évolution et les politiques économiques.

Dans ce document, l'institution de Bretton Woods explique que la pandémie a exacerbé les facteurs de vulnérabilité économique préexistants en Algérie, qui résultent d'une succession de chocs survenus depuis 2014, précisant que le budget et la balance extérieure courante accusent d’importants déficits depuis plusieurs années, entraînant une augmentation significative de la dette publique et une diminution des réserves de change et réduisant la marge de manœuvre de l’action publique.

En outre, la hausse de l’inflation, qui tient à l’augmentation des prix internationaux des denrées alimentaires et à un épisode de sécheresse en Algérie, érode le pouvoir d’achat des ménages, déplore-t-elle.

Les vulnérabilités persistantes observées par l'économie algérienne bien avant le début de la crise sanitaire du coronavirus se maintiendraient, abaissant les perspectives économiques en dépit d'un récent rebond des prix des hydrocarbures, a ajouté la même source.

Elle a rappelé que l'année dernière, les déficits budgétaire et extérieur de l'Algérie se sont encore altérés, en plus du tarissement des réserves internationales du pays qui sont passées de 62,8 milliards de dollars en 2019 à 48,2 milliards de dollars un an plus tard.

Le FMI a exhorté les autorités algériennes à mettre en œuvre des réformes structurelles pour renforcer la transparence ainsi que la gouvernance des institutions juridiques, fiscales et monétaires. L'institution financière a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de réduire les freins et les obstacles à l'entrée dans le secteur formel.

Les auteurs du rapport préconisent de même un ensemble de politiques économiques bien calibrées afin de favoriser la stabilité macroéconomique et de promouvoir une croissance durable, résiliente et inclusive. 

 

 

 

 

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