Majorité gouvernementale : le torchon brûle entre PPS et PJD

Majorité gouvernementale : le torchon brûle entre PPS et PJD

 

La décision de supprimer le secrétariat d’État chargé de l’Eau, poste jusqu’alors occupé par Charafat Afailal du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), fait des remous au sein de la majorité.

Hier soir, s’est tenue à Rabat une réunion du bureau politique du PPS, à l’issue de laquelle Nabil Benabdallah, SG du parti a exprimé son «étonnement» face à la manière dont a été gérée la question de la suppression du secrétariat d’État chargé de l’Eau, en affirmant qu'il n'en a pas été informé.

Le bureau politique du PPS souligne que ni le parti ni la secrétaire d’Etat, qui est la première concernée, n’ont été informés de cette proposition avant qu'elle soit présentée pour approbation, rappelant que le parti «fait toujours preuve d'estime et de plein respect pour les Hautes décisions royales et s’y conforme».

Le PPS a indiqué qu'il veillera au suivi de cette question dans la perspective de la convocation de son comité central pour une réunion extraordinaire le 22 septembre prochain en vue d'approfondir l'analyse de la situation et d'adopter la position qui s'impose.

Le bureau politique a en outre salué l’action remarquable de Mme Charafat Afailal, «une militante responsable qui a fait montre de compétences avérées, d’un sens élevé de patriotisme, de dynamisme et d’honnêteté, de présence estimée sur le terrain et de capacité d'action reconnue par les différents acteurs aux niveaux national et local, et ce durant l’accomplissement de ses responsabilités à la tête de son département».

Il a également exprimé «son incompréhension quant à la signification de cette proposition (....) qui a concerné uniquement le secteur de l’eau, sans prendre en considération les constantes politiques et déontologiques nécessaires en matière de gestion des alliances et des relations au sein de toute majorité gouvernementale mûre».

Pour le PPS, «la situation des secrétariats d’État et de ceux qui en ont la charge pose un véritable problème pour toutes les instances politiques formant la majorité gouvernementale en ce qui concerne les prérogatives et la relation avec les ministres qui en assurent la supervision».

Le bureau politique a souligné que le traitement de cette question est en «contradiction totale avec les efforts requis pour donner un nouveau souffle à la vie politique et réunir les conditions susceptibles afin d’améliorer l’action du gouvernement pour qu'il puisse jouer un rôle essentiel en faveur d'une mobilisation nationale à même de promouvoir une nouvelle relance économique plaçant la question sociale au centre du projet réformiste et consolidant l’édification démocratique».

Tout ceci laisse présager d'une nouvelle crise de la majorité gouvernementale, déjà mal en point. A suivre...

 

 

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