Algérie: les barbons engalonnés de la République

Algérie: les barbons engalonnés de la République

Le Maroc participera-t-il à la CAN U17 prévue en Algérie ?

Coup d’envoi d’un nouveau match politique truqué par un régime militaire aux abois.

 

Par D. William

La CAN U17 prévue en Algérie le 29 avril courant se jouera-t-elle sans le Maroc  ? Ce tournoi continental de football va certainement être un nouveau feuilleton dans la crise politique entre les deux pays. Comme ce fut le cas en janvier dernier, où l’attitude hostile du pouvoir algérien a été la cause de la non-participation des Lions de l’Atlas locaux au Championnat d’Afrique des nations (CHAN) joué, également, en Algérie, qui n’ont donc pu y défendre leur titre. Trois mois plus tard, l’on est en passe de revivre le même scénario.

Logés dans le groupe B aux côtés du Nigeria, de l’Afrique du Sud et de la  Zambie, les lionceaux risquent de rater cette CAN : l’Algérie maintient toujours, depuis le 22 septembre 2021, son espace aérien fermé à tous les avions civils et militaires marocains après avoir rompu ses relations diplomatiques avec Rabat, alors que le Maroc exige une autorisation de vol direct des autorités algériennes. Le 24 avril au plus tard, nous devrions être édifiés sur la participation ou non du Maroc à cette CAN.

En effet, la Confédération africaine de football stipule, dans l’article 27 du règlement de cette compétition, que «toutes les équipes participantes doivent arriver cinq (5) jours avant le début de la compétition.  L’association organisatrice prendra en charge les frais y afférents». Ce délai est imposé afin de permettre aux équipes participantes d’être soumises à des tests IRM, «à effectuer au plus tôt cinq (5) jours avant le début de la compétition», pour détecter d’éventuels cas de fraude sur l’âge. 

 

Une posture algérienne inintelligente

Le pouvoir militaire algérien est plus concentré sur les moyens à mobiliser pour déstabiliser le Maroc et lui mettre des bâtons dans les roues que sur la réussite de l’organisation d’un tel événement. Il se fout, excusez du terme, des enjeux sportifs. Ce qui l’intéresse, c’est d’utiliser, très maladroitement d’ailleurs, les manifestations footballistiques continentales comme caisse de résonnance politique. Ou précisément comme outil de propagande visant quasi exclusivement à distiller des contrevérités sur le Maroc pour tenter de le discréditer. C’est un régime pyromane qui attise constamment les braises de la discorde en usant d’arguties complètement fallacieuses. Il tente désespérément de consolider son pouvoir en détournant le regard de citoyens désabusés, au fait de son incompétence et de la corruption systémique qui gangrène le régime, vers le Maroc.

Ce Maroc, responsable désigné de tous les maux de ce pays  : des incendies à la crise économique et sociale, en passant par le gazon d’un stade qui le fout le camp et les psychotropes qui gangrènent les rues algériennes. Tout cela semble risible avec le recul. Mais l’attitude du pouvoir algérien est tellement grave qu’il faut plutôt s’en inquiéter. Parce qu’il est composé d’un petit cercle de personnes hautement conflictuelles (PHC), qui ont en partage le sens de la concussion, le mensonge et l’avidité du pouvoir.

Les psychologues attribuent 4 caractéristiques principales aux PHC : préoccupation à blâmer les autres, la pensée et les solutions tout ou rien; les émotions intenses ou non maîtrisées; et les comportements extrêmes et /ou menaces. Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, en est un exemple parfait, lui qui a toujours refusé la main tendue par le Roi et qui, dans plusieurs de ses sorties médiatiques, a menacé, en des termes à peine voilés, de faire tonner les armes. Cela explique certainement pourquoi l’Algérie a plus que doublé son budget militaire en 2023, pour le fixer à presque 23 milliards de dollars contre 10 milliards de dollars un an auparavant.

La guerre ? Oui, pour se légitimer aux yeux d’une population qui honnit le système politique en place, où le vrai pouvoir est entre les mains des militaires. Ceux-là qui entretiennent sciemment les tensions avec le Maroc. Ces barbons engalonnés, qui cultivent une haine viscérale envers le Royaume, et qui ont filialisé le pouvoir pour y placer leurs marionnettes afin de perpétuer un régime politico-militaire corrompu et largement discrédité sur la scène internationale. 

 

 

 

 

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