Morocco Gaming Expo 2026 :le Maroc veut prendre sa place dans l'industrie mondiale du jeu vidéo

Morocco Gaming Expo 2026 :le Maroc veut prendre sa place dans l'industrie mondiale du jeu vidéo

Entre les sticks arcade, les écrans géants, les cosplayers et les discussions autour de l’e-sport, des studios et des nouvelles technologies, la troisième édition du Morocco Gaming Expo (MGE) a donné le coup d’envoi d’un rendez-vous qui place Rabat au rythme du gaming pendant plusieurs jours.

Placé sous la présidence du Prince Héritier Moulay El Hassan, l’événement donne une nouvelle fois rendez-vous aux joueurs, développeurs, créateurs de contenu, startups et professionnels d’un secteur qui cherche désormais à prendre une autre dimension au Maroc.

Pendant longtemps, le jeu vidéo au Maroc a surtout été associé aux cybercafés, aux consoles dans les salons ou aux compétitions organisées entre passionnés. Aujourd’hui, le discours change progressivement. Derrière les manettes et les écrans, il est désormais question d’écosystème, d’investissements, d’emplois et d’économie créative.

Cette ambition a été rappelée par le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid. Selon lui, le Royaume a engagé ces dernières années plusieurs initiatives destinées à développer ce secteur, avec l’objectif de créer de nouveaux emplois et de renforcer l’économie culturelle nationale.

Les chiffres avancés donnent une idée de l’ampleur des ambitions affichées. L’industrie mondiale du jeu vidéo représente aujourd’hui plus de 300 milliards de dollars. Le Maroc vise désormais une part de 1% du chiffre d’affaires mondial à l’horizon 2030-2032. Un objectif qui représenterait près de 3 milliards de dollars.

Pour Bensaid, l’écosystème local commence également à changer de taille. Le ministre a indiqué que le nombre de startups spécialisées dans le gaming est passé de trois ou quatre en 2022 à plus de quarante aujourd’hui au Maroc. Certaines structures, qui reposaient initialement sur une seule personne, comptent désormais des équipes de quatre ou cinq collaborateurs, tandis que d’autres emploient entre vingt et trente personnes.

Dans le cadre de cette édition, quatre conventions ont été conclues entre le ministère et plusieurs partenaires nationaux et internationaux afin d’accompagner la structuration de la filière gaming au Maroc. Elles couvrent notamment le développement de formations diplômantes avec l’objectif de former près de 4.000 spécialistes d’ici 2029, ainsi que le soutien aux startups, aux jeunes talents et aux compétences numériques.

Parmi les invités présents cette année figurait également Erin Roberts, figure internationale de l’industrie du jeu vidéo. Le développeur britannique a dit voir dans le salon une occasion de découvrir les jeunes talents marocains et d’échanger avec eux autour de la création vidéoludique.

Son message adressé aux jeunes présents était direct : il est aujourd’hui possible de transformer une idée en projet concret sans nécessairement dépendre d’un grand éditeur international. Il a invité les jeunes passionnés à croire en leurs idées et à persévérer.

Au-delà des compétitions et des démonstrations, le Morocco Gaming Expo semble surtout vouloir envoyer un message plus large : le Maroc ne cherche plus uniquement à être un marché de consommateurs, mais tente progressivement de construire sa place dans une industrie mondiale qui pèse plusieurs centaines de milliards de dollars.

 

K.A

 

 

 

 

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