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Monétique et paiement: le secteur face à ses défis

Monétique et paiement: le secteur face à ses défis

Le digital paiement Africa forum était l’occasion pour les acteurs du secteur de discuter de l’évolution de ce marché en éternelle transformation.

 

Par A. Hlimi

Le secteur du paiement va bien et les chiffres le prouvent. Rachid Saihi, Directeur général du CMI, a profité de cet événement pour rappeler que la monétique continue de connaitre des trimestres de forte croissance. Selon lui, à fin septembre, le Maroc comptait 2,5 millions de cartes actives en moyenne par mois. Un chiffre en croissance de 15,7% par rapport à l’an dernier. Le volume de transactions mensuel est en hausse de 16,3% à 4,6 milliards de dirhams pour 13 millions de transactions par mois (+20%). En moyenne, les Marocains déboursent 1.830 DH par carte mensuellement, dont la moitié sans contact.

Pour Rachid Saihi, si les chiffres sont globalement positifs, il n’en demeure pas moins que la monétique au Maroc devrait connaitre une plus forte croissance de par la démographique et l’arrivée de nouveaux consommateurs digitaux natifs, qui seront plus enclins à utiliser ces moyens de paiement. Selon lui, la priorité absolue du CMI est de garantir des services de très haute disponibilité. Ensuite, vient l’excellence opérationnelle et l’innovation.

Un cadre réglementaire adéquat, mais une généralisation limitée… Hakima El Alami, directeur Surveillance des systèmes et moyens de paiement de Bank Al-Maghrib, a rappelé le cadre réglementaire mis en place pour accompagner l’essor du paiement mobile au Maroc. L’objectif est de faciliter l’accès aux services financiers au profit des populations pas ou peu desservies, et à réduire le recours au cash et le coût de sa gestion, favorisant ainsi l’inclusion financière et le développement de l’économie numérique. Cela dit, les acteurs du secteur continuent de rencontrer des obstacles dans le déploiement.

Les commerçants, notamment dans le périurbain et dans le commerce traditionnel, rechignent à s’équiper par peur de traçabilité. Si les méthodes coercitives ne semblent pas être privilégiées, les acteurs estiment que cela viendra par dépit lorsque les commerçants seront confrontés aux usages des générations montantes. Somme toute, une question de temps… 

 

 

 

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