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Gaming : «L’eSport demeure une discipline encore jeunette au Maroc»

Gaming : «L’eSport demeure une discipline encore jeunette au Maroc»
Dimanche 29 Novembre 2020 - Par admin

Hakam Boubker, fondateur de Versus Arena, dresse l’état des lieux du secteur du gaming au Maroc et explique comment la start-up s’est adaptée aux contraintes de la crise sanitaire.

 

Propos recueillis par K. A

 

Finances News Hebdo : Lancé en plein confinement, Versus Arena fait parler les gamers marocains. Comment avez-vous géré cette période si complexe pour plusieurs start-up ?

Hakam Boubker : Cette pandémie est une véritable calamité. La Covid-19 a réellement ravagé l’économie du pays et du monde, et plusieurs start-up peinent à gérer une telle catastrophe économique. C’était aussi le cas pour Versus Arena. Le lancement s’est fait quelques jours à peine avant le confinement, et en toute sincérité, c’était vraiment un démarrage foireux coté timing. Mais tout bon manager sait qu’il doit s’adapter aux mutations de son environnement. Nous avons donc misé sur la commercialisation de toute sorte de matériels informatiques en rapport avec le gaming. Notre cible étant la même, il ne restait plus qu’à proposer à nos clients une alternative lors du confinement en réponse à leur demande.

 

F.N.H. : Comment évaluez-vous l’impact de la covid-19 sur le secteur du gaming au Maroc ?

H. B. : Sans surprise, l’impact de la Covid-19 était catastrophique pour le secteur du gaming, pas seulement au Maroc, mais partout dans le monde. Des évènements phare du gaming ont été annulés cette année et les centres de gaming ont eux aussi soufferts. Toutefois, le développement des jeux vidéo, lui, n’a pas réellement été impacté.

 

F.N.H. : Quid de l'eSport ?

H. B. : Etant indissociablement lié au monde vidéoludique, l’eSport a lui aussi été impacté lourdement par cette pandémie. Un constat simple à faire : on sait pertinemment que l’intérêt de cette discipline est purement compétitif, et que son charme, c’est la confrontation frontale, chose qui ne peut être faite par les temps qui courent.

 

F.N.H. : Concrètement, quelles tendances et innovations doivent être abordées pour booster l'eSport au Maroc ?

H. B. : Personne ne peut nier le fait que l’eS-port demeure une discipline encore jeunette au Maroc, car encore peu connue et très peu abordée, en comparaison avec certains pays qui le considèrent comme une activité à part entière et qui mérite toute l’attention nécessaire pour son développement. Concrètement, pour booster l’eSport, il est indéniable qu’il faut tout d’abord organiser des compétitions avec de véritables enjeux à l’échelle nationale comme internationale. Il s’agit en fait d’en faire un sport, car à la base, c’est ce qu’il est censé être. De ce fait, il sera aisé de faire accepter et d’intégrer cette culture à la société marocaine et d’en faire un phénomène réel.

 

F.N.H. : Les jeux Battle Royale ont pris d'assaut le monde du jeu vidéo. Comment expliquez-vous cela ?

H. B. : Effectivement, dans le monde vidéoludique, les Battle Royale connaissent un succès assez conséquent. Et avec un peu de recul, cela ne devrait pas nous surprendre plus que cela. En jouant à des jeux Battle Royale, les joueurs sont animés par un désir ardent de vaincre leurs adversaires. Mais pour y arriver, le chemin sera parsemé de difficultés, de stress et de défis, donc une concentration permanente est requise. Je pense que l’un des facteurs clés de cette expansion des Battle Royale est la gratuité d’accès pour les gamers. Pas la peine de décaisser un centime pour explorer les arènes virtuelles. Néanmoins, les recettes se comptent en milliards de dollars pour les éditeurs qui profitent des achats «in game» dans les boutiques en ligne, propres à chaque jeu.

 

 

 

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