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Entreprises

Réseaux sociaux : Ces nouveaux relais de croissance des TPME

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 27 Mars 2017 à 14:50
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Les réseaux sociaux devenus incontournables, constituent de nouveaux vecteurs de croissance pour les entreprises marocaines à même de développer des stratégies de marketing, d’appel, de vente et fidélisation en ligne.

 


Il ne fait aucun doute que les entreprises qui ont pu digitaliser leurs services et leurs mécanismes de fonctionnement ont un avantage comparatif avéré par rapport à leurs homologues moins férues des nouvelles technologies. Le prompt essor des réseaux sociaux et des plates-formes de vente en ligne, couplé à la croissance exponentielle du nombre d’internautes à travers le monde, a élargi la fenêtre d’opportunités des entreprises en quête de nouveaux clients et de nouveaux marchés internationaux. Consciente du gisement de croissance que constitue Internet pour les entreprises de taille réduite et intermédiaire, l’Association marocaine des exportateurs (Asmex) a organisé récemment, dans ses locaux, une rencontre ayant pour thème : «L’export et les réseaux, levier de succès à l’international». «Le réseautage en ligne peut ouvrir la voix au business», assure Philippe Borremans, spécialiste des relations publiques en ligne, qui surenchérit dans la foulée : «Une étude internationale montre que les entreprises qui utilisent Internet (réseaux sociaux) pour proposer leurs biens et services vendent davantage que leurs homologues dépourvues de stratégie marketing ou vente en ligne». C’est dire l’importance d’Internet pour les stratégies de vente, d’appel et de fidélisation des entreprises, notamment celles qui s’emploient à étendre leurs activités hors du Maroc. «Les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Linkedin, etc.) sont d’autant plus profitables aux TPME qu’ils leur offrent l’opportunité de faire connaître leurs produits et services sur d’autres marchés sans avoir à engager des frais liés aux voyages de prospection», rappelle Christian Abi Khalil, responsable Linkedin en charge de la région MENA. Ce dernier a d’ailleurs profité de la tribune de l’Asmex pour présenter les multiples vertus du réseau social Linkedin. En effet, cette plate-forme qui regroupe 400 millions de professionnels (entreprises, universités, particuliers), constitue à la fois un lieu d’échanges et une vitrine permettant aux entreprises de mieux se faire connaître auprès d’une clientèle potentielle. 

Par ailleurs, ce réseau social qui suscite un engouement croissant auprès des dirigeants marocains, compte d’ores et déjà 8.000 entreprises nationales abonnées. Cela dit, les différents intervenants n’ont pas manqué d’exhorter les entreprises marocaines ambitionnant de cartonner à l’export, d’échafauder de bons profils sur les réseaux sociaux, notamment ceux qui regroupent les professionnels à l’instar de Linkedin. En somme, au-delà des enjeux inhérents à la présence des entreprises marocaines sur les réseaux sociaux, rappelons que certaines TPME continuent de ne pas disposer de site web. Ce qui montre que du chemin reste à faire pour hâter le processus de digitalisation des entreprises nationales.

 

Infos pratiques 

Compétitivité : les recettes de la CGEM

Miriem Bensalah-Chaqroun et Mohamed Talal, respectivement présidente et vice-président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), ont fait du triptyque inclusion- compétitivité-croissance le leitmotiv de leur mandat, qui a commencé l’année dernière. En effet, au regard du programme rendu public à l’occasion des élections organisées pour la présidence et la vice- présidence du patronat marocain, ce tandem devra s’évertuer à garantir un environnement propice à la compétitivité des entreprises nationales. Notons tout de même que cet objectif est d’autant plus ambitieux que nombreuses sont les TPME marocaines au creux de la vague. A fin 2015, on dénombrait pas moins de 5.700 entreprises défaillantes ayant fait les frais d’une concurrence de plus en plus âpre et de délais de paiement qui ne cessent de s’allonger. Pour l’équipe dirigeante de la CGEM, la création d’un terreau favorable à la compétitivité de l’entreprise passe, entre autres, par l’amélioration de l’attractivité de l’investissement industriel à travers le levier fiscal (exonération de la TVA sur l’investissement, amortissement accéléré pour l’investissement productif, etc.). Il est aussi question de militer en faveur de la subvention des investissements dans les solutions d’efficacité énergétique et le solaire industriel. Enfin, l’encouragement de l’innovation technologique à travers le levier fiscal et la mise en place de partenariats entreprises/universités, est prioritaire aux yeux de l’équipe dirigée par Miriem Bensalah-Chaqroun. 

 

Paroles de pro

Philippe Borremans, spécialiste des relations publiques en ligne 

«Il faut savoir qu’Internet et les réseaux sociaux constituent un vecteur de croissance avéré pour les entreprises. L’usage d’Internet au Maroc s’est généralisé de façon fulgurante. Le pays compte désormais près de 20 millions d’internautes, dont certains sont des clients potentiels des entreprises marocaines. A mon sens, ces dernières doivent être plus offensives sur les réseaux sociaux, en mettant en exergue leurs offres et leurs atouts. Par ailleurs, parmi les clefs de succès de la stratégie digitale, il convient de citer la capacité de l’entreprise à être à l’écoute des tendances des internautes et de mettre en place une veille intelligente. Il est important de savoir comment on parle de l’entreprise sur les réseaux sociaux. Autre aspect important, les PME doivent partager à travers les réseaux sociaux, le maximum d’informations les concernant. Cela crée une interactivité bénéfique avec les clients potentiels. Par ailleurs, ce qui devrait interpeller à plusieurs égards les patrons d’entreprises est que 83% des accès à Internet se font aujourd’hui par le truchement du mobile».

 

M. Diao

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