Observatoire marocain du bonheur : Lancement d’une étude sur le bien-être au travail
Une première au Maroc ! L’Observatoire national du bonheur lance une étude nationale sur le bien-être au travail. Les résultats de cette enquête, qui sera menée auprès d’un échantillon de 1.200 personnes, apporteront des réponses aux employeurs qui ont un rôle dans le bien-être des travailleurs.
Faire du bonheur une raison d’être, c’est l’une des raisons qui a fait naître l’Observatoire marocain du bonheur. L’initiative émane des dirigeants de la compagnie d’assurances Atlanta, sous l’impulsion de Fatima Zahra Bensalah qui préside désormais aux destinées de cette structure associative à but non lucratif. Comptant jusqu’ici parmi ses membres des collaborateurs de la filiale du groupe Holmarcom, l’association veut ratisser large, ouvrant ses portes à l’adhésion de toutes les sensibilités soucieuses de mieux comprendre les Marocains. D’où la fixation du montant de la cotisation à un niveau abordable, à la portée de toutes les bourses (100 dirhams l’an).
Cinq mois à peine après sa création, l’Observatoire a identifié un plan d’actions pour les cinq prochaines années. Ses promoteurs veulent lancer un débat national sur le bonheur sous ses différents aspects et composantes. Une première action concrète a été présentée lors d’un point de presse organisé, jeudi 24 mars, à Casablanca. Il s’agit de lancer une étude nationale sur le bien-être au travail. Une première au Maroc ! «Le bien-être au travail est un premier chantier que nous jugeons important vu la place qu’a le travail dans le quotidien du Marocain», souligne Fatima Zahra Bensalah, présidente de l’Observatoire marocain du bonheur.
Les Marocains sont-ils heureux dans leur travail ? C’est quoi le bien-être au travail ? Quelles sont les sources de satisfaction et d’insatisfaction au travail ? Les Marocains se sentent-ils en sécurité dans leur travail ? Telles sont les principales questions auxquelles aspire répondre cette étude confiée à l’institut de sondage Opinionway Africa Metrics. Les résultats de cette enquête, souligne-t-on, apporteront des réponses aux employeurs qui ont un grand rôle dans le bien-être des travailleurs. Les résultats pourraient également définir les conditions de travail idéales pour les Marocains ainsi que l’esquisse d’un canevas des éléments qui participeraient à l’épanouissement du travailleur et à l’amélioration de sa qualité de vie professionnelle.
L’étude sur le bien-être au travail s’étalera sur deux phases. La phase qualitative compte une vingtaine d’entrevues individuelles en profondeur de 90 minutes chacune. Quant à la phase quantitative, elle se basera sur un échantillon représentatif de 1.200 adultes âgés de plus de 25 ans, travaillant dans les secteurs privé et public, ainsi que dans les professions libérales.
Fatima Zahra Bensalah, présidente de l’Observatoire marocain du bonheur
«Nous voulons créer un débat national sur le bonheur»
Finances News Hebdo : Pourquoi créer un Observatoire national du bonheur ?
Fatima Zahra Bensalah : Créé en novembre dernier, l’Observatoire marocain du bonheur (OMB) a pour objectif principal de créer un débat national sur le bonheur des Marocains. L’OMB est une association à but non lucratif, comme toute autre association, dotée d’un bureau, une cotisation annuelle, etc. Je saisis cette occasion pour lancer un appel à tout le monde pour venir rejoindre l’association. Au sein de l’Observatoire marocain du bonheur, nous avons la volonté de participer, à travers différentes actions, à développer l’épanouissement des Marocains.
F.N.H. : Quelles sont vos attentes en lançant une étude nationale sur le bien-être au travail ?
F. Z. B. : L’étude va nous permettre de mieux connaître les préoccupations des Marocains sur le marché du travail, que ce soit en termes de rémunération, de pénibilité, du temps de travail, de couverture sociale, etc. Etudier les sources du bien-être au travail permettra d’éclaircir des zones d’ombre qui n’ont jamais été traitées sur le plan national.
Ainad Bachir, DG associé de Opinionway Africa Metrics
«L'étude se fera en deux phases et touchera 1.200 travailleurs»
Finances News Hebdo : Comment allez-vous aborder la question du bien-être au travail ?
Ainad Bachir : Le cabinet Opinionway Africa Metrics vient de s’implanter au Maroc depuis quelques mois. Pour autant, il existe en France depuis 2000 et fait partie des dix plus grands instituts de sondage français. Nous sommes effectivement sur le point de lancer cette étude mandatée par l’Observatoire marocain du bonheur. Nous avons commencé par une première phase qualitative qui sera par la suite suivie d’une phase quantitative. C’est une première au Maroc. Plusieurs études ont été menées dans d’autres pays. Nous voulons développer des outils et des analyses qui sont propres à ce que nous sommes : des travailleurs marocains. Pour la partie qualitative, nous allons rencontrer 20 travailleurs marocains, leur parler pendant 90 minutes. Quelques séquences filmées de ces entrevues, les plus illustratives, seront présentées par la suite dans le rapport final de cette étude.
Wadie El Mouden





