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Economie

Marché du travail : le Maroc compte 11,69 millions d’actifs au T3 2026.

La main-d’œuvre, qui regroupe les personnes exerçant un emploi contre revenu et celles en situation de chômage strict, s’est établie à 11.694.000 personnes au troisième trimestre 2026, enregistrant un recul de 70.000 personnes par rapport au deuxième trimestre, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

LRPar La Rédaction
|Publié le 3 Novembre 2026 à 11:20
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Marché du travail : le Maroc compte 11,69 millions d’actifs au T3-2026.

D’après la note d’information du HCP relative à la situation du marché du travail au troisième trimestre 2026, près de 64,1% de cette main-d’œuvre réside en milieu urbain. Les femmes n’en représentent que 21,7%, alors qu’elles constituent 70,6% de la population hors de la main-d’œuvre, souligne la même source.

S’agissant du taux de participation à la main-d’œuvre, qui correspond à la part de celle-ci dans la population en âge de travailler, il s’est établi à 41,8% au niveau national. Ce taux atteint 41,1% en milieu urbain et 43% en milieu rural. Les disparités entre les sexes restent importantes : il s’élève à 65,6% chez les hommes, contre seulement 18,1% chez les femmes.

L’analyse par tranche d’âge fait ressortir les taux de participation les plus élevés chez les 25-34 ans et les 35-44 ans, avec 56,6% chacun. Cette proportion s’établit à 38,1% chez les personnes âgées de 45 ans et plus, tandis que les jeunes de 15 à 24 ans affichent le taux le plus faible, à 23,3%.

Le niveau de diplôme constitue également un facteur de différenciation. Le taux de participation atteint 68,5% parmi les détenteurs d’un diplôme avancé, contre 43,3% chez les titulaires d’un diplôme intermédiaire et 40,2% chez ceux disposant d’un diplôme de base. Chez les personnes sans aucun diplôme, il se limite à 37,3%.

Ces données relatives au marché du travail au troisième trimestre 2026 sont issues de l’Enquête sur la main-d’œuvre (EMO), qui vient remplacer l’Enquête nationale sur l’emploi (ENE). Cette nouvelle enquête s’inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif d’observation du marché du travail mis en place par le HCP, à travers d’importantes évolutions méthodologiques et conceptuelles.

Son cadre conceptuel repose sur les dernières normes internationales en matière de statistiques du travail, élaborées par les États membres de l’Organisation des Nations unies (ONU), dont le Maroc, à travers le HCP, en collaboration avec l’Organisation internationale du travail (OIT). Ces référentiels ont été adoptés lors des 19e, 20e et 21e Conférences internationales des statisticiens du travail.

Leur intégration dans le dispositif statistique national a été précédée d'un travail de contextualisation destiné à garantir leur pertinence et leur applicabilité au regard des spécificités du marché du travail marocain. Cette démarche a permis d'adapter leur mise en œuvre aux réalités nationales et de définir un cadre de référence pour la nouvelle EMO.

Parmi les principales évolutions introduites figure l'adoption du concept d'« emploi contre revenu », qui désigne toute activité exercée en contrepartie d'une rémunération ou dans le but de générer un profit individuel ou familial. L'enquête retient également la notion de « chômage strict », qui concerne les personnes sans emploi contre revenu, à la recherche active d'un tel emploi et disponibles pour en occuper un.

Autre changement majeur, l'EMO élargit la mesure de la sous-utilisation de la main-d'œuvre. Celle-ci ne repose désormais plus uniquement sur le chômage, mais sur une approche multidimensionnelle articulée autour de quatre indicateurs complémentaires. Deux constituent le socle de l'analyse globale de la sous-utilisation, tandis que les deux autres permettent d'en appréhender des formes spécifiques.

Dans sa note d'information, le HCP met particulièrement l'accent sur deux indicateurs : le taux composite de la sous-utilisation de la main-d'œuvre et le taux de chômage strict. Les deux autres mesurent respectivement le chômage strict associé à la main-d'œuvre potentielle et celui lié au sous-emploi en matière de durée du travail.

Sur le plan méthodologique, le dispositif a également été renforcé par plusieurs changements. La taille de l'échantillon a notamment été portée à 135.000 ménages par an. La base de sondage a été actualisée à partir des résultats du Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH) de 2024, tandis qu'un nouveau système de rotation de l'échantillon a été mis en place.

Enfin, le champ thématique de l'enquête a été élargi afin d'approfondir l'analyse du marché du travail. Il couvre désormais un éventail plus large de problématiques, notamment les difficultés d'accès à l'emploi contre revenu, les liens entre formation et marché du travail, la qualité de l'emploi ainsi que les différentes formes de précarité de la main-d'œuvre.

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