Finances News HebdoFinances News Hebdo
Développement durable

L'oeil de l'expert : L’Homme devra-t-il suivre la migration de la biodiversité ?

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 15 Février 2016 à 18:23
Partager

La COP21 à Paris a été une occasion de débattre de nombreux sujets, très divers, mais dont le dénominateur commun est l’impact du changement climatique sur l’être humain.

Je voudrais, dans cet article, parler de la migration de la biodiversité et évoquer la question de son impact sur le comportement des Hommes. En effet, la planète a connu des changements climatiques tout au long de son histoire, mais durant les 50 dernières années, avec la forte émission des gaz à effet de serre, celle-ci a subi une évolution climatique beaucoup plus rapide que celle observée pendant les périodes de glaciation. Cette évolution a provoqué un phénomène de migration de certaines espèces végétales et animales du Sud vers le Nord du globe, tout en cédant leurs aires de répartition initiales à d’autres. Ce phénomène a été bien observé dans plusieurs parcs nationaux dotés de dispositifs de suivi de la biodiversité. Le dispositif de suivi installé au niveau des parcs nationaux en France, par exemple, a permis de constater que la réponse de chaque espèce au changement climatique ne sera pas univoque, mais de différentes formes : Adaptation grâce à la plasticité phénotypique, migration/dissémination, modification de l’aire de répartition, etc. En cas d’impossibilité d’adaptation, c’est l’extinction locale ou totale de l’espèce. Ces évolutions peuvent conduire donc à un réarrangement des communautés végétales et animales ou même à des basculements irréversibles des écosystèmes. On observe notamment que les déplacements des communautés animales ou végétales du Sud vers le Nord du globe terrestre a pour but la recherche d'aires nouvelles favorables pour s’installer et s’adapter en laissant leurs aires de répartition initiales à d’autres communautés dont leurs aires sont situées plus au Sud. Il est évident que ce comportement observé au niveau des communautés animales et végétales devra être pris en considération dans les actions d’adaptation des populations locales et autochtones au changement climatique. La question est de savoir comment ? Les experts de la biodiversité présents à la COP21 ont avancé des pistes de réflexion qui convergent toutes vers le maintien de la symbiose entre la population autochtone et les écosystèmes naturels visant la durabilité. Il est espéré que la COP22 de Marrakech puisse mettre en place les mécanismes requis pour valider et opérationnaliser ces axes stratégiques de la mise en valeur du comportement de la biodiversité à l’égard du changement climatique.

Articles similaires