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Economie

Entretien avec M’hamed Younès Lahlou, président de la FMP

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 5 Décembre 2014 à 10:50
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«Les barrières non tarifaires pénalisent l’industrie de la plasturgie»


Finances News Hebdo : Qu’attendez- vous de cette 8ème édition ?

M’hamed Younès Lahlou : : Cette 8ème édition va porter sur 3 sujets : l’aide à l’investissement, à l’export et à la protection de l’environnement. L’objectif de cette rencontre est de débattre sur la feuille de route à suivre pour tirer vers le haut le secteur, définir le rôle que seront amenés à jouer les professionnels et identifier les mesures à mettre en place par le gouvernement pour le développement du secteur. Il faut souligner que la performance du secteur est due en grande partie au développement de l’industrie marocaine étant donné que la plasturgie est un secteur qui se développe en transversal. En 5 ans, le secteur est passé du simple au double c’est-à-dire nous sommes passés de 250.000 tonnes dans les années 2006/2007 à 550.000 tonnes aujourd’hui tous produits confondus. A noter aussi que le secteur a un fort potentiel de développement vu la consommation par rapport à la moyenne internationale et eu égard à la stratégie que nous comptons mettre en place pour le secteur.


F.N.H. : Quelles sont les principales contraintes que rencontre le secteur aujourd’hui ?

M. Y. L. : Les principales contraintes sont liées à nos concurrents (produits turcs) notamment par rapport aux avantages dont ils disposent, à savoir les aides à l’export et à l’investissement, ce qui n’est pas le cas des produits marocains. Même si nous n’évoluons pas dans les mêmes proportions, nous sommes tenus de respecter à la lettre l’accord de libre-échange signé avec la Turquie. Ce qui, bien entendu, pénalise sérieusement l’industrie marocaine.


F.N.H. : Les barrières non tarifaires dans le cadre de cet accord ne sont-elles pas assez rigides de part et d’autre ?

M. Y. L. : Elles le sont mais uniquement dans la partie turque. Nous avons fait l’expérience d’exporter des produits marocains pour les commercialiser en Turquie et nous avons eu tout le mal du monde pour les faire entrer. D’autant plus qu’ils ont été taxés 5 fois leur valeur. Ce qui ne laisse aucune chance à nos produits de se développer sur ce marché. Evidemment, ce n’est pas le cas des produits turcs qui, eux, inondent le marché marocain. Preuve à l’appui, 70% des articles de ménage en plastique au Maroc sont fabriqués en Turquie. Ceci dit, nous ne sommes pas contre la concurrence internationale mais nous exigeons qu’elle soit équitable.


F.N.H. : Quel est le volume des exportations ?

M. Y. L. : Indirectement, le volume des exportations est important puisque nous fournissons toutes les industries exportatrices notamment le textile, l’agriculture (emballages), l’automobile, l’aéronautique…


Quant aux exportations directes, elles restent très faibles. Nous exportons environ 10% du volume global de production, soit 50.000 tonnes tous produits confondus. C’est d’ailleurs l’un des sujets que nous comptons débattre lors de ce forum.


Propos recueillis par L. Boumahrou

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