Elections : Les candidats à l’épreuve
Les militants environnementaux restent plutôt confiants quant à la prise de conscience des politiciens du volet environnemental. Les élus doivent honorer les engagements environnementaux pris dans le cadre des programmes électoraux pour réussir l’émergence du Maroc.
Malgré les dégâts causés par la campagne électorale des élections communales et régionales du 4 septembre, notamment en ce qui concerne la pollution des villes, les militants écologistes restent plutôt confiants quant à la prise de conscience des politiciens par rapport au volet environnemental. Un volet qui doit impérativement être intégré dans les politiques publiques et dans les stratégies sectorielles et régionales. Il semble que les élus ont intégré le fait que le volet environnemental est devenu une priorité pour le Maroc qui s’est engagé, rappelons-le, à réduire d’au moins 13% ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030 ; par rapport à 2010.
Preuve en est, parmi les engagements pris par les principaux partis politiques (voir www.financenews.press.ma) l’aspect environnemental figure en bonne place.
Les élus s’engagent, notamment à : réaménager les décharges publiques; ouvrir des zones destinées aux métiers pollueurs; augmenter les espaces verts dans les villes; utiliser de lampes à basse consommation pour l’éclairage public; préserver la forêt; assainir les espaces publics; renforcer le corps des contrôleurs communaux et sanctionner les infractions environnementales…
A cause du réchauffement climatique, le Maroc fait face à des défis environnementaux majeurs qui peuvent ralentir son émergence. Parmi ces défis, le stress hydrique qui menace le pays à l’horizon 2040. Rappelons qu’avec un contexte hydrologique influencé principalement par une irrégularité annuelle et une variabilité interannuelle très marquées des précipitations ainsi qu’une hétérogénéité de leur distribution, le Royaume figure parmi les pays les plus exposés à une pénurie d’eau.
Aussi, la croissance démographique, l'augmentation du niveau de vie et des mobilités, les dynamiques de la mondialisation, concourent à une dépense effrénée d'énergie. Ce qui implique une hausse de la facture énergétique, étant donné que le Maroc dépend fortement de l'étranger puisqu’il importe plus de 95% de ses besoins énergétiques.
Compte tenu du contexte macroéconomique et des ressources naturelles dont dispose le pays, la prise en compte du volet environnemental devient un facteur- clé pour intégrer le cercle des pays émergents.
L'oeil de l'expert
Les élections communales et régionales
Des voies prometteuses pour la mise en oeuvre des politiques publiques en matière d’environnement et de développement durable
Les écologistes marocains ont milité pendant de longues années pour une meilleure prise en compte des sujets de l’environnement et du développement durable dans les politiques publiques. Ils ont défendu et obtenu avec satisfaction leur constitutionnalisation en 2011. Aujourd’hui, avec les élections communales et régionales, ils enregistrent, avec davantage de satisfaction, les nouvelles voies ouvertes pour que les lois et les programmes d’action établis soient effectivement mis en oeuvre.
En effet, ces élections vont permettre, d’une part, l’intégration des différents programmes sectoriels dans une vision harmonieuse et cohérente, et d’autre part, la réalisation d’actions de proximité participative et répondant aussi bien aux spécificités locales et régionales qu’aux besoins effectifs des citoyens.
Si les promesses faites par les élus communaux sont tenues, une bonne partie des revendications des écologistes sera satisfaite, dans les villes comme dans les campagnes, en termes de lutte contre les différentes formes d’habitats insalubres, de gestion d’espaces d’activités générant des pollutions et des nuisances, de création d’emplois par les métiers verts, de développement des espaces verts, et d’amélioration des services d’hygiène, d’assainissement, de mobilité, d’éclairage public etc…
Il en sera de même pour les élus de la région qui auront à développer les programmes d’action nécessitant une vision globale au niveau régional, comme par exemple ceux concernant les bassins hydriques, la biodiversité dans les massifs forestiers et espaces agricoles, l’édification des décharges pour le traitement des déchets et des stations de traitement des eaux usées, la construction d’unités de production des énergies renouvelables etc…
Il est fortement espéré que ces corps élus tiennent leurs promesses et soient à la hauteur des défis liés à leur bonne gouvernance, notamment en termes de mobilisation efficace et performante des ressources humaines et matérielles nécessaires, d’application des lois, de communication avec les citoyens et l’ensemble des acteurs du développement local.
Comme il est fortement espéré que le Maroc puisse trouver l’équilibre adéquat, selon le principe de la subsidiarité évolutive, entre, d’une part, les structures de l’Etat responsables des missions à caractère régalien, et d’autre part, les autres parties prenantes dont notamment les corps élus, la société civile et le secteur privé.
Les écologistes, conscients des grandes menaces qui pèsent sur l’état de notre environnement naturel et humain, lancent un appel pressant pour que toutes les couches de la société marocaine puissent contribuer de manière participative, concertée et responsable à l’oeuvre commune de déploiement du concept du développement durable auquel le Maroc a souscrit au niveau international.
Conseils pratiques
Désodorisant de toilette naturel
Pour assainir, parfumer et supprimer les mauvaises odeurs de vos toilettes, voici une recette naturelle à base de citron. Verser 50 ml d’alcool à 70° dans un flacon spray puis ajouter 20 gouttes d’huile essentielle de citron et secouer légèrement afin de bien diluer l’huile dans l’alcool. Ensuite, il faut remplir le reste du flacon avec 200 ml d’eau et secouer pour mélanger l’ensemble. Pulvériser dans les toilettes pour éliminer les mauvaises odeurs. Ne pas oublier de secouer le flacon avant chaque utilisation.
L. B.





