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Développement durable

COP22 : Quid du financement ?

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 27 Mars 2017 à 12:32
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Le budget relatif à l’organisation de la COP 22 n’a pas encore été fixé.

Le ministère de l’Environnement a lancé une étude relative à l’organisation de la 22ème Conférence des parties à la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22), prévue au Maroc en 2016. Le gouvernement a déjà entamé les discussions avec les bailleurs de fonds (UE, BM, BAD, FAO,…) pour récolter des dons en faveur de l’organisation de cet évènement.

Pour confirmer son engagement contre la lutte contre le changement climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le Maroc avait déposé sa candidature pour l’organisation de la convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (COP22, CCNUCC). Une demande qui a été approuvée par l’Assemblée générale de la 20ème Conférence à Lima, en décembre dernier. Aujourd’hui, le Maroc est en plein préparatifs pour relever ce défi et organiser dans les meilleures conditions cette manifestation d’envergure où sont attendues plus de 35.000 personnes. 

Une manifestation qui nécessite toutefois des moyens financiers et humains importants, notamment pour financer l’organisation de la COP d’un point de vue logistique (salles de négociation, espaces pour la société civile…) dans le cadre de l’accord signé avec les Nations Unies. Pour donner un ordre de grandeur des moyens financiers nécessaires à l’organisation de la COP 21, la France va mobiliser 187 millions d'euros. Ce qui nous incite à poser cette la question : le Maroc arrivera-t-il à mobiliser les fonds indispensables pour être au rendez-vous ?

D’après un expert environnemental, le volet financier n’a pas été ficelé, comme il se doit, avant le dépôt de la candidature, ce qui pourrait constituer une contrainte pour la réussite de cet événement. 

En effet, jusqu’à présent, le budget relatif à l’organisation de la COP 22 n’a pas encore été fixé. Une étude financière a été récemment lancée par le ministère de l’Environnement, c'est-à-dire après l’approbation de la candidature.

Cette étude consiste, entre autres, en l’étude, l’analyse et les conseils pour la modélisation économique et la sécurisation financière de la COP22.

Le cabinet soumissionnaire devra effectuer des préconisations méthodologiques en matière de modélisation économique et de sécurisation financière. Il devra également présenter des recommandations en matière de recherche et de montage de partenariats, mécénats et autres financements extérieurs pour atteindre les objectifs fixés par le ministère.

Pour la sécurisation financière de cette conférence, il va falloir que le gouvernement et le secteur privé mettent la main à la poche. D’ailleurs, le gouvernement a déjà entamé les discussions avec les bailleurs de Fonds (UE, BM, BAD, FAO,…) pour récolter des dons. Le Maroc devra être fin prêt avant l’arrivée du secrétaire de la CCNUCC pour évaluer les capacités de notre pays à organiser cette conférence.

Aussi, les résultats de l’étude commanditée par la Direction de l’Observation, des études et de la planification relevant du ministère de l’Environnement seront présentés par la délégation marocaine lors de la COP 21 à Paris, soit dans moins de trois mois. 

 

Brèves

Les Russes s’intéressent au Maroc

Une importante délégation russe composée de hauts responsables et d’hommes d’affaires opérant dans le secteur énergétique, présidée par le Vice-ministre russe de l’Energie, Yury Senturine, a effectué une visite de travail au Maroc du 08 au 11 courant. Cette première visite du genre traduit l’intérêt que porte la Russie pour le secteur de l’énergie au Maroc et la ferme volonté bilatérale de renforcer la coopération dans ces différents domaines. Au programme, la visite d’installations énergétiques et des réunions d’experts des deux pays. A cette occasion, les responsables du ministère et des entreprises publiques du secteur de l'énergie ont présenté les priorités de la stratégie énergétique nationale et le cadre législatif et réglementaire régissant le secteur énergétique, ainsi que les opportunités d’investissements au Maroc dans le secteur.

Les entreprises russes, quant à elles, ont présenté leur expertise et leur savoir-faire dans les domaines de l’électricité, des énergies renouvelables, du développement des infrastructures gazières, ainsi que dans la recherche pétrolière et gazière.

Cette visite a été couronnée par une réunion de haut niveau, entre le ministre Abdelkader Amara, et la délégation russe, en présence des responsables des établissements publics marocains concernés. 

 

Premier Salon de l’électricité 

La Fédération marocaine de l’électricité (Femadel) organise, en partenariat avec l’agence de communication Urbacom, la première édition du Salon International des technologies de l’électricité (Electritec'2015). L’événement se tiendra du 16 au 19 septembre 2015 au Parc des expositions de l’Office des changes à Casablanca, sous le thème, «La sécurité électrique des habitations résidentielles et les réseaux électriques intelligents».

Déployé sur 5.000 m2, ce salon est dédié aux professionnels nationaux et étrangers opérant dans le secteur de l’électricité pour présenter leurs produits et leur savoir-faire.

C’est aussi une occasion d’échange et de rencontres B to B et de conclusion de contrats. Plus de 10.000 visiteurs sont attendus, dont la majorité formée des professionnels.

 

L. Boumahrou

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