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Développement durable

Chaleurs extrêmes et sécheresses : l’OCDE alerte sur les risques économiques

L’exposition croissante aux chaleurs extrêmes et aux sécheresses fait peser des risques grandissants sur les économies, alerte l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un nouveau rapport publié jeudi.

LRPar La Rédaction
|Publié le 5 Novembre 2026 à 15:34
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Chaleurs extrêmes et sécheresses : l’OCDE alerte sur les risques économiques

Il ressort de ce rapport intitulé «Observateur de l’action climatique 2026 » que le nombre annuel de jours où les températures dépassent les normales saisonnières a plus que doublé au niveau mondial depuis le début des années 1980, tandis que la diminution de la teneur en eau des sols menace de plus en plus les productions agricoles et les chaînes d’approvisionnement mondiales.

« Le nombre de jours de dépassement des températures saisonnières a augmenté de 126 % au niveau mondial, et davantage encore en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Afrique subsaharienne et dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, où il a plus que triplé », détaille le document.

Dans les pays de l’OCDE, plus de la moitié de la population est exposée chaque année à des journées où la température dépasse 35 °C, ajoute la même source, précisant qu’entre la période de référence climatique 1981-2010 et la période 2021-2025, le nombre de jours de stress thermique subis par les habitants y a augmenté de 35 %, ce qui équivaut à 17 jours supplémentaires par an en moyenne.

Pour les experts de l’OCDE, ces conditions météorologiques extrêmes se répercutent sur les moyens de subsistance, les écosystèmes et l’activité économique, d’autant plus qu’ils nuisent à la santé, provoquent des décès, entraînent des déplacements et perturbent les systèmes énergétiques, hydriques, agricoles et de transport.

D’après le rapport, la teneur en eau des sols agricoles a baissé de 2,6 % en moyenne entre 1981-2010 et 2021-2025 dans les pays membres et partenaires de l’OCDE, ce qui illustre les risques croissants qui pèsent sur la disponibilité en eau en agriculture. Ce recul touche les principaux producteurs et exportateurs de produits agricoles, et « il est donc susceptible d’avoir des conséquences pour la sécurité alimentaire et les chaînes d’approvisionnement mondiales », estiment ses auteurs.

Les sécheresses sont également de nature, à leurs yeux, de perturber la production d’énergie, « puisque le faible débit et la température élevée des cours d’eau peuvent limiter la production électronucléaire, et que la baisse des niveaux d’eau peut se répercuter sur la production hydroélectrique ».

Et de conclure que le bas niveau des cours d’eau peut restreindre les transports intérieurs par voie fluviale et la navigabilité d’importantes voies d’acheminement, « ce qui a pour conséquence de faire augmenter les coûts de transport et de perturber les échanges ».

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