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Budget de l'énergie et des mines 2015 : Une hausse de 17% par rapport à 2013 (2)

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 24 Février 2015 à 09:59
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Abdelkader Amara a présenté récemment le budget du secteur de l’énergie et des mines à la chambre des Représentants.

Le budget à été revu relativement à la hausse par rapport à l’année dernière, soit 4 Mds de DH contre 3,4 Mds de DH en 2013.

Ls crédits ouverts au titre des dépenses d’investissement ont crû de 400 MDH, passant de 2,6 Mds de DH en 2013 a 3 Mds de DH en 2014.

Le secteur de l’eau s’accapare la part du lion des dépenses d’investissement avec 2,3 Mds de DH, soit 76,6% du budget.


2015 sera une année cruciale pour accélérer la concrétisation de la Stratégie nationale de l’énergie lancée en 2009.


Comme l’a annoncé récemment Abdelkader Amara, ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, le Maroc s’apprête à entamer la deuxième phase de la mise en oeuvre de la Stratégie nationale énergétique lancée en 2009.

Une étape cruciale qui repose sur le lancement de nouveaux chantiers de réformes visant la réussite du processus de la transition énergétique engagée par le Royaume et qui entame sa dernière ligne droite.

Lors de la présentation du projet de loi sectoriel de l’énergie et des mines dans le cadre du PLF 2015 à la chambre des Représentants, le ministre a dans un premier temps rappelé les réalisations accomplies aussi bien dans le secteur de l’énergie que dans celui des mines pour la période 2008/2013.

A ce propos, il est utile de rappeler qu’en 2013, le secteur a contribué à hauteur de 11% au PIB national, mobilisé des recettes fiscales de l’ordre de 29,3 Mds de DH, exporté 42,2 Mds de DH soit 23% du total des exportations, créé plus de 80.000 emplois et enregistré des investissements de plus de 31 Mds de DH.

Aujourd’hui, ce sont de nouveaux défis que le Maroc s'apprête à relever pour atteindre les objectifs fixés et confirmer ainsi sa position de leader régional dans ce domaine.


Budget 2015

Après avoir passé en revue les réalisations et les enjeux, le ministre a exposé le budget du secteur l’énergie et des mines pour l’exercice 2015.

Un budget revu relativement à la hausse par rapport à l’année dernière, soit 4 Mds de DH contre 3,4 Ms de DH en 2013.

Les crédits ouverts au titre des dépenses de fonctionnement s’élèvent à 961 MDH contre 832 MDH en 2013 dont 51,3% consacrés aux dépenses du personnel tandis que les 48,7% restants concernent les dépenses de matériels et divers.

S’agissant des crédits ouverts au titre des dépenses d’investissement, ils ont également crû, passant de 2,6 Mds de DH en 2013 à 3 Mds de DH. C’est le secteur de l’eau qui s’accapare la part du lion avec 2,3 Mds de DH, soit 76,6% du budget, suivi de l’environnement avec 610 MDH et en dernier lieu le département de l’énergie et des mines avec 131 MDH, soit seulement 4,3%.

Une enveloppe qui semble relativement faible eu égard aux ambitions que le Royaume nourrit en matière de promotion des énergies renouvelables, d’efficacité énergétique, de protection de l’environnement et de développement durable.


Réalisations prévues pour 2015

Le gouvernement prévoit de mettre le turbo et d’accélérer la cadence du processus de réalisation des projets et chantiers lancés pour la concrétisation des objectifs ambitieux fixés dans le cadre de la stratégie nationale de l’énergie. L’enjeu est de taille pour l’économie marocaine puisqu’il est question de réduire notre facture énergétique, d’assurer la sécurité d’approvisionnement et de réussir notre transition énergétique.


Pour le secteur de l’énergie, A. Amara préconise le lancement de plusieurs chantiers entre autres : l’élaboration de la feuille de route pour l’introduction du gaz naturel; le renforcement de l’arsenal réglementaire et juridique relatif à l’électricité, aux énergies renouvelables, à l’efficacité énergétique, à l’activité nucléaire et radiologique ; la mise en place d’une stratégie nationale de l’efficacité énergétique…


Brèves

Lancement des travaux de forage au Sud d’Essaouira

Abdelkader Amara, ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, accompagné de Khawaja Muhammad Asif, ministre pakistanais de l'Eau et de l'Energie, a présidé la cérémonie de lancement des travaux de forage au Sud d’Essaouira du puits d’exploration Tamanar-1 dans la zone onshore «Haha» concernant le permis de recherche «Haha2».

Au cours de cette cérémonie, le ministre a rappelé l’importance qu’accorde le Maroc à la prospection pétrolière et gazière, exprimant sa conviction que le partenariat tripartite Maroc-Pakistan-Chine est voué à un succès certain.


Ce forage, d’une profondeur totale de 2.850 m, nécessitera un investissement de 6 millions de dollars (US). Il est exécuté dans le cadre de l’accord pétrolier conclu entre l’ONHYM et la société pakistanaise PEL sur la zone «Haha» qui comprend trois permis de recherche : «Haha 1», «Haha 2» et «Haha 3».


Les élèves de l’Emi représenteront le Maroc au Mondial de l’eau

Charafat Afilal, ministre déléguée chargée de l’Eau, a reçu les élèves ingénieurs de l’Ecole Mohammedia des ingénieurs (EMI), membres du club Enactus Emi, et qui viennent d’être sacrés vice-champion du monde lors de la World Cup Enactus 2014 pour l’entreprenariat social, tenue récemment à Pékin. La ministre a proposé aux étudiants de présenter leur projet gagnant «Access Water», qui permet l’accès à l’eau potable grâce à deux procédés de purification d’eau, lors du prochain Forum mondial de l’eau. Deux étudiants accompagneront ainsi la délégation officielle du Maroc lors de cet événement d’envergure internationale qui se tiendra en avril 2015, en Corée du Sud.


Protocole de Nagoya Pour une valorisation des ressources génétiques

Les ressources génétiques (RG) sont une composante essentielle de la biodiversité et représentent un enjeu majeur pour la recherche et le développement. Qu'elles proviennent des plantes, d'animaux ou de micro-organismes, les ressources génétiques peuvent être utilisées à des fins diverses (par exemple pour la recherche fondamentale ou la commercialisation des produits). Le Protocole de Nagoya sur l’APA vient donner un cadre nouveau aux activités de R&D sur les ressources génétiques nationales. Il vise, entre autres, à mieux valoriser les résultats des recherches pour contribuer au développement local et régional. Sa mise en oeuvre nécessite des concertations plus poussées entre les chercheurs, dans le respect des règlements nouveaux pouvant gérer les échanges de RG et le partage des avantages découlant de leur valorisation, entre fournisseurs et utilisateurs des deux parties au Protocole. C’est dans ce contexte nouveau que s’est tenu un atelier sur cette thématique qui vise, à travers une réflexion collective, à identifier les orientations stratégiques-clés pour dynamiser les recherches en vue d’une meilleure connaissance et une valorisation des RG nationales dans le cadre du processus APA, et en tenant compte des nouvelles donnes internationales.


Lamiae Boumahrou


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