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Le PPS se délite

Le PPS se délite
Jeudi 10 Octobre 2019 - Par Finances News

Par David William, Directeur des rédactions


 

Le Parti du progrès et du socialisme traverse une étape bien difficile. La décision du bureau politique, mardi 1er octobre, de se retirer du gouvernement, a été l’élément déclencheur d’un conflit interne qui risque de laisser des séquelles au sein de ce parti, voire de fragiliser sa posture au sein de l’échiquier politique marocain à l’avenir. 

Car, cette décision, entérinée par le Comité central le vendredi 4 octobre, lors d’une réunion émaillée de violences physiques et verbales, quand bien même elle a été largement plébiscitée par les membres dudit Comité, ne fait pas l’unanimité. Certains s’y sont farouchement opposés, avec, en tête d’affiche, l’actuel ministre de la Santé, Anas Doukkali. D’ailleurs, pour signifier son profond désaccord, il a choisi, le lundi 7 octobre, de jeter l’éponge et de démissionner du bureau politique du parti du livre.

Le PPS est donc l’une des premières victimes du remaniement ministériel. D’autant que, parmi les raisons évoquées pour justifier le départ du gouvernement, il est «déploré que les concertations s'inscrivent dans une logique d'attribution des portefeuilles ministériels, sans entrer dans le vif du sujet, dans la mesure où il n'y aurait pas de réforme sans conception politique claire, sans programme gouvernemental ambitieux et sans volontarisme dans la conduite de la réforme».

Néanmoins, avec cette scission, il sera très difficile pour le parti de peser valablement lors des prochaines échéances électorales, toutes proches d’ailleurs (2021).

Le secrétaire général du parti, Nabil Benabdallah, saura-t-il trouver les clés pour remobiliser ses troupes afin de faire bonne figure à quelques encablures des législatives ? Pourra-t-il encore fédérer et porter le PPS, alors qu’il est maintenant ouvertement contesté par certains de ses camarades de parti ?

Le cas du PPS n’est cependant pas unique sur la scène politique marocaine. Son ex-allié, le Parti de la justice et du développement (PJD), pour ne citer que lui, loge à la même enseigne. Car, depuis que Saad Eddine El Otmani a été nommé chef de gouvernement à la place de Abdelilah Benkirane, l’unité au sein du PJD, qui faisait sa principale force, a volé en éclats.

L’issue des législatives de 2021 nous dira si ces deux partis ont réussi à se reconstruire et à rebondir. ◆

 

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