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Jeudi 09 Janvier 2020 - Par Finances News

Par Fatima Ouriaghli, Directrice de la publication


 

Véritable poudrière, le Moyen-Orient l’est encore davantage depuis l’assassinat par les Américains de l’influent général iranien Qassem Soleimani. Ce qui est perçu par certains observateurs comme un acte de guerre, risque forcément de faire basculer cette région, en proie à des tensions géopolitiques permanentes, dans des chouanneries meurtrières dont il est difficile pour l’instant de mesurer la portée.

Car l’Iran compte riposter. Et il l’a déjà fait d’ailleurs en s’attaquant, dans la nuit de mardi à mercredi, à deux bases américaines établies en Irak. Et au pays des mollahs, pas question de s’arrêter là. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont, en effet, menacé dans un communiqué de frapper Israël et des «alliés des États-Unis».

Face à un réel risque d’embrasement, les diplomaties européennes sont embarrassées. Le président américain Donald Trump, qui a revendiqué avec fierté sur Twitter l’élimination de Soleimani, les met dans une bien mauvaise posture, surtout sur le plan sécuritaire, d’autant que les Européens sont très présents dans la région.

Raison pour laquelle d’ailleurs ils se sont empressés d’appeler à la désescalade. Des appels inaudibles pour l’instant : les Iraniens réclament plus que jamais vengeance, alors que, du côté américain, Donald Trump brandit la menace de représailles majeures.

En décidant de presser sur la détente pour éliminer le stratège de la force Al-Qods, celui qui a essayé d’asseoir l’influence de Téhéran dans la région à travers maints artifices, le président Trump vient de déclencher un conflit dont il ne mesure ni la portée, ni les conséquences.

Bien évidemment, l’évolution de cette situation explosive est suivie de près au Maroc. Non pas à cause du fait que le Royaume a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran, eu égard à l’alliance du Hezbollah avec le polisario, mais pour des raisons purement économiques : un conflit majeur risque de faire s’envoler les cours du pétrole et pourrait précipiter la mise en œuvre de la seconde phase de la flexibilité du Dirham (voir ici).

 

 

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