Omicron: LE PLUS DUR EST À VENIR

Omicron: LE PLUS DUR EST À VENIR

C’est parti pour un nouveau cycle de stress, de persécutions psychologiques et de détresse morale ! Cette année 2022 ne sera guère différente de 2021. Et ça commence fichtrement bien  ! Le Maroc est toujours coupé du monde extérieur, s’interdisant même de rapatrier ses ressortissants bloqués à l’étranger. Omicron a fait sa première victime sur le territoire national : une femme âgée qui n'avait pas encore reçu la troisième dose de rappel du vaccin anti-Covid-19. Omicron a envoyé 7 autres personnes contaminées aux services de réanimation et de soins intensifs.

Les indicateurs sanitaires se dégradent littéralement, avec une accélération fulgurante des contaminations - 4.299 cas recensés mardi 4 janvier et 5.500 cas le lendemain -, un taux de positivité qui s’établit à 10% et un taux de reproduction de 1,39. Le virus se propage dans les écoles, dont certaines sont obligées de basculer en mode distanciel, selon le protocole sanitaire en vigueur. L’inquiétude revient, après une longue période où la plupart des citoyens ont négligé de façon coupable les gestes barrières, se sentant protégés parce que vaccinés.

Tout cela participe d’une certaine désorganisation sociale qui risque de s’amplifier. Car, si l’on se fie aux commentaires faits le 26 décembre par le coordonnateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique, Mouad Mrabet, la troisième vague de transmission communautaire liée au variant Omicron a commencé la semaine du 13 au 19 décembre, avant d’être confirmée la semaine du 20 au 26 décembre et devrait durer probablement onze semaines.

Le pic de cette vague devra être atteint durant la semaine du 17 au 23 janvier 2022. En clair, sans vouloir faire passer un message anxiogène, le plus dur est à venir : l’on s’achemine vers une hausse encore plus soutenue des contaminations et une sévère détérioration des indicateurs sanitaires. Cela augure-t-il de nouvelles restrictions ? Les autorités vontelles maintenir les frontières fermées au-delà du 31 janvier ?

Difficile de répondre à ces interrogations. Par contre, vu qu’Omicron a déjà pris ses quartiers dans le Royaume et qu’il est moins pathogène que ce l’on craignait initialement, est-il logique actuellement que le Maroc se bunkérise ? Ne serait-il pas plus raisonnable de rouvrir les frontières aériennes tout en musclant les conditions d’accès au territoire national ?

Pour beaucoup de citoyens, la suspension des vols ressemble de plus en plus à une réponse disproportionnée qui asphyxie l’économie nationale, au-delà de ses impacts sur les citoyens. Mais, sans aucun doute, elle reste pour les autorités la solution la plus facile à mettre en place. 

 

 

F. Ouriaghli

 

 

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