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Economie

Mezouar : «La CGEM n’est pas en crise»

Mezouar : «La CGEM n’est pas en crise»
Jeudi 18 Juillet 2019 - Par Finances News

 

«Il n’y a pas de crises à la CGEM, et une démission est loin d’être synonyme de crise. Nous allons poursuivre le travail entamé afin de mener à bien notre mission sur les différents chantiers sur lesquels nous travaillons ». C’est ce qu'a déclaré Salaheddine Mezouar, président de la CGEM lors d’un point presse tenue ce jeudi 18 juillet au siège de la Confédération.

Le visage fermé, la mine grave, le patron des patrons a convié en toute urgence la presse cet après-midi  afin de «s’expliquer» sur les démissions retentissantes qui ont secoué la Confédération ces derniers jours.

Cette semaine, en effet, des poids lourds de l’organisation patronale ont quitté le navire :  Fadel Agoumi d'abord, directeur général délégué de la CGEM, suivi, quelques heures plus tard, par Faiçal Mekouar, vice président général de la Confédération.

Quelques semaines auparavant, Hammad Kassal, président de la commission des délais de paiement, jetait lui aussi l’éponge, sans parler du départ précoce d’Ahmed Rahhou vice-président en charge de la compétitivité et l’environnement des affaires. Des démissions qui, le moins que l’on puisse dire, font tâche et ont fait couler beaucoup d’encres sans pour autant en connaître les raisons «officielles».



Mezouar s’explique

Face à la presse donc cet après-midi, le président de la CGEM a tenu à clarifier les choses et révélé au grand jour les dissensions qui existent au sein de la Confédération. Il a fait savoir qu’il y avait plusieurs points de discordes entre lui et certains membres de la CGEM sur sa gestion de l’organisation, notamment sur le fait de nommer 7 vices présidents. Mezouar a clairement indiqué que sa vision d’une CGEM renouvelée et son aspiration à une restructuration profonde avec de «nouveau» visages, dérangeait certaines personnes, suscitant ainsi débats et mésententes entre lui et Faiçal Mekouar, son colistier. 

«Nous avons notre propre mode opératoire, qui est fait de telle sorte à responsabiliser chaque partie afin de mener à bien la gestion de la Confédération. Néanmoins, cette approche organique n’a pas plu à tout le monde. C’est un nouveau mode opératoire qui impose à l’organisation interne de s’y adapter. C’est ma philosophie, une organisation fonctionne avec des règles, et avec une hiérarchie qui se doit d’être respectée », explique-t-il.

Et d’insister : «Il n’y a ni crise, ni implosion, ni malaise à la CGEM»

 

«Personnellement attristé»

Mezouar n’a visiblement que peu apprécié la manière avec laquelle F. Mekouar a rendu son tablier, et a tenu à le faire savoir. «Concernant la démission de Mekouar, ce qui m’attriste personnellement, c’est que je trouve peu élégante sa démission, par rapport au degré de confiance que j’avais en lui. Une démission sans que l’on puisse s’asseoir à une table et discuter. Je ne comprends pas non plus la manière avec laquelle cette décision a été prise, puisque rien ne la justifiait, et que l’on a été élu ensemble», a-t-il confié.
Mezouar est également revenu sur la démission de Hammad Kassal, indiquant que la mise au point qui a été faite concernant sa sortie médiatique prématurée n’a pas «plu». D’où son départ. Le président à rappeler qu’aucune communication sur les travaux de la CGEM ne devait se faire sans validation préalable des membres de la commission, et qu’il prônait également une communication organisée.



Mise au point sur la Zleca

Le président de la CGEM a également saisi l’occasion pour soulever le débat autour de l’accord de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca) suite à des informations relatées par certains confrères, indiquant que la CGEM avait remis en question ledit accord. Ainsi, Salaheddine Mezouar a rappelé que la CGEM n’avait rien remis en question et que seul le président de la Confédération se prononce officiellement sur les différentes positions de cette dernière.

 

 

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