Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a affirmé depuis New York qu’il comptait sur la coopération des autorités marocaines, alors que de nouveaux appels circulent sur les réseaux sociaux pour tenter une entrée massive à Sebta, sur le modèle des événements survenus à la fin du mois de juillet.
José Manuel Albares a indiqué être en contact « pratiquement quotidien » avec son homologue marocain, Nasser Bourita. Les deux responsables ont notamment évoqué le risque d’un nouvel afflux important de migrants vers Sebta, mercredi 23 septembre, date coïncidant avec la tenue des élections au Maroc.
Interrogé sur les garanties dont dispose le gouvernement espagnol pour éviter un scénario similaire à celui du 30 juillet dernier, le chef de la diplomatie espagnole a déclaré : « Aujourd’hui même, j’ai échangé avec mon homologue marocain afin que les mesures nécessaires soient prises à ce sujet. Ce qui m’est transmis, c’est qu’ils prendront, bien entendu, les dispositions nécessaires. »
Albares a ajouté que, chaque fois qu’il aborde cette question avec Nasser Bourita, celui-ci lui assure que le Maroc « continuera à coopérer à tout moment ».
« Je ne suis pas l’avocat du Maroc, mais ce sont les faits », a-t-il poursuivi, soulignant que le gouvernement de Pedro Sánchez ne considère pas que le Maroc joue un rôle dans l’encouragement ou la facilitation de tels mouvements migratoires.
Le ministre espagnol a également annoncé qu’il devrait rencontrer Nasser Bourita en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, sans qu’une date précise n’ait encore été arrêtée.