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Politique

Relance post-Covid-19 : Le PPS décline ses propositions définitives

Relance post-Covid-19 : Le PPS décline ses propositions définitives
Lundi 08 Juin 2020 - Par admin

Le Parti du progrès et socialisme (PPS) a présenté ses propositions concernant l’après-pandémie Corona. Le document a été élaboré sur la base du contenu de la déclaration adoptée par le comité central réuni le 16 mai dernier et du document du parti relatif au nouveau modèle de développement, outre de larges consultations à l’intérieur et à l’extérieur du parti.

Sous le titre «Contrat politique nouveau», la formation du livre souligne en préambule que «notre pays est appelé à mobiliser toutes ses capacités pour affronter cette situation et la dépasser avec un minimum de dégâts, en adoptant un plan ambitieux visant à relancer l’économie sur de nouvelles bases et à combattre les différentes formes de précarité mises à nu par la pandémie et en revoyant les priorités en vue de réaliser une relance concrète du développement et un approfondissement effectif du processus démocratique».

Outre des propositions accompagnant la sortie du confinement, le document se compose de trois parties.

Partie I : Pour un plan économique de relance.

Partie II : Éradiquer la précarité et la pauvreté, concrétiser la justice sociale et promouvoir la culture.

Partie III : Approfondir la vie démocratique et l’édification institutionnelle.

Concernant les propositions accompagnant la sortie du confinement, le PPS prône la mise en œuvre d’un plan de soutien et de relance économique et sectoriel, à travers une méthodologie participative. Au programme, figurent notamment le soutien des secteurs impactés, le maintien de l’investissement, la simplification des procédures et la réduction les délais de publication des marchés publics à 20 jours comme mesure exceptionnelle valable jusqu’à la fin de 2020.

S’agissant de la première partie du document, la formation de Nabil Benabdallah veut donner plus de priorité au rôle de l’Etat à travers différentes dispositions comme le soutien à l’investissement public, à l’entreprise nationale, au financement des grands projets de développement et la remise en activité de la Samir.

Il est recommandé également d’adopter des approches financières et budgétaires innovantes comme un déficit budgétaire exceptionnel afin de faire face à la situation inédite actuelle, avec une plus grande souplesse par rapport au principe de la rigueur budgétaire pour une durée d’au moins 2 ans. Le PPS prône de mobiliser l’épargne publique pour financer le budget général à travers le lancement d’un emprunt obligataire dont le rendement est exonéré d’impôt.

Par ailleurs, le PPS préconise d’entreprendre une réforme fiscale équitable et d’adopter la loi-cadre sur la fiscalité. Ainsi, le parti propose d’instaurer un impôt sur l’héritage à partir de 10 MDH. Au programme, figurent également la mise en place d’une taxe spéciale sur la plus value foncière due aux plans d’aménagement, l’instauration d’une nouvelle tranche de l’IR de 44% sur les très hauts salaires, l’élargissement des tranches de revenus exonérées de l’IR à 50.000 DH par an.

Il est question de relever le montant de la déduction pour charge de famille à 300 DH par mois et par personne à charge, au lieu de 30 DH aujourd’hui par mois et par personne.

Le parti insiste sur la priorité et la préférence accordées au produit national. Pour impulser la demande et dynamiser l’immobilier, il propose de réduire de 50% les frais d’enregistrement sur les transactions immobilières au cours de la période transitoire allant à fin 2020.

La deuxième parti du document se focalise sur l’éradication de la précarité et la pauvreté. Il s’agit de concrétiser la justice sociale, l’égalité territoriale et la distribution équitable des richesses. Le parti propose de lancer une vaste opération de déclaration de tous les travailleurs non déclarés à la CNSS avec l’objectif d’arriver à 6 millions d’affiliés tout en assurant l’appui, la progressivité et l’accompagnement pour les petites entreprises.

Pour soutenir la R&D, il veut rehausser le budget dédié pour atteindre 1,5% du PIB à l’horizon 2025. La troisième partie est relative à l’approfondissement de la vie démocratique et l’édification institutionnelle.

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