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Démutualisation de la Bourse : où en est-on ?

démutualisation de la Bourse de Casablanca

 

La Bourse présentera prochainement au ministre des finances les actions prioritaires qu’elle compte mettre en œuvre dans le cadre de la réforme du marché de capitaux. Des administrateurs indépendants étrangers ont déjà été cooptés.

 

Karim Hajji, DG de la Bourse de Casablanca, a récemment fait le point sur la réforme de Bourse. Une réforme qui a été entamée l’année dernière, avec la démutualisation de son tour de table.

Cette démutualisation, pilotée par le ministère des Finances, a en effet consisté en l’ouverture du capital de la Bourse à l’ensemble des parties prenantes du marché (banques, assureurs, etc.), alors que cette institution était auparavant contrôlée exclusivement par les intervenants sur le marché, à savoir les sociétés de bourse.

Cette réforme importante doit permettre de développer davantage le marché de capitaux, qui ne contribue qu’à hauteur de 10% au financement de l’économie nationale, alors qu’en Europe par exemple, ce chiffre se situe plutôt autour des 40%.

Les principaux objectifs fixés par la tutelle consistent a assurer le positionnement africain de la Bourse de Casablanca, et surtout de développer une nouvelles offres de produits, à même de dynamiser le marché de capitaux marocains, tels que les sukuks, les green bonds, les ETF, ou encore les OPCI.

 

Chambre de compensation 

 

La mise en place d’une infrastructure intégrée, répondant aux besoins des intervenants sur le marché, notamment au niveau de la gestion des risques, est par ailleurs nécessaire.

C’est dans cette optique qu’une chambre de compensation verra le jour. Cette dernière doit permettre d’éliminer le risque de contrepartie pour les intervenants. En effet, quand les banques interviennent les unes avec les autres, elles encourent un risque de contrepartie contre lequel elles sont obligées de mobiliser des fonds propres, conformément aux directives prudentielles de Bank Al-Maghrib.

Avec ce système de compensation, plus besoin d’engagé des fonds propres. Ce sera désormais à la future Chambre de compensation d’assumer ce risque. Elle s’interposera ainsi entre le vendeur et l’acheteur : c’est elle qui assure le réglement/livraison.

Il n’y aura donc plus cette relation directe entre les intervenants sur le marché, et cela sera une évolution décisive et majeure pour la place financière. C’est une pièce importante qui manque à l’écosystème financier marocain.

 

Des administrateurs étrangers cooptés

 

Sur le plan de la gouvernance de la Bourse de Casablanca,  le processus de démutualisation du tour de table prévoit la cooptation d’administrateurs indépendants. C’est chose quasiment faite, puisque les administrateurs de la Bourse ont déjà choisi les administrateurs indépendants étrangers qui vont venir contribuer au développement de la place et du marché des capitaux marocain.

Signalons enfin qu’un séminaire de réflexion stratégique réunissant les administrateurs de la Bourse s’est déroulé récemment à Marrakech, pour prioriser les différentes actions qui seront présenté au ministre très bientôt, une fois que le chiffrage de ces mesures sera réalisé.

 

 

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