Pour contenir l’impact de la hausse des prix de l’énergie, le gouvernement active une série de mesures ciblées sur le gaz, l’électricité et le transport.
Intervenant lors du point de presse hebdomadaire, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a détaillé trois mesures principales visant à préserver le pouvoir d’achat et la stabilité des secteurs sensibles.
Première décision : le maintien du prix du gaz butane à son niveau actuel, en particulier pour les usages domestiques. Cette mesure intervient alors que les prix internationaux ont fortement augmenté au cours du mois de mars.
Pour contenir cette hausse, l’État prend désormais en charge 78 dirhams par bonbonne de 12 kg, contre 30 dirhams auparavant, soit un soutien additionnel de 48 dirhams par unité. Le coût mensuel de ce dispositif est estimé à 600 millions de dirhams.
Deuxième axe : la stabilisation des tarifs de l’électricité, sans répercussion de la hausse des coûts de production sur les consommateurs, qu’ils soient particuliers ou professionnels.
Cette mesure représente une charge mensuelle supplémentaire de 400 millions de dirhams pour les finances publiques.
Tertio : le gouvernement a réactivé le mécanisme de soutien aux professionnels du transport, inspiré du dispositif mis en place entre 2022 et 2024.
Une subvention de 3 dirhams par litre de carburant est accordée du 15 mars au 15 avril, au bénéfice des taxis, des bus, du transport scolaire, touristique et du transport rural. L’objectif est de maintenir des conditions d’exploitation proches de celles d’avant la crise.
Le coût mensuel de cette mesure est évalué à 648 millions de dirhams. Un système informatique dédié a été déployé pour assurer le versement des aides, effectif depuis la mi-mars.
Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie globale visant à atténuer les répercussions économiques des tensions régionales. Le gouvernement indique également suivre de près la situation d’autres secteurs potentiellement affectés.
Fouzi Lekjaa a souligné que la situation des finances publiques du Royaume, à fin mars 2026, demeure « solide » et maîtrisée. Il a également indiqué que la commission ministérielle, présidée par le Chef du gouvernement, reste en réunion permanente afin de suivre l’évolution de la conjoncture.
Le ministre n’a pas manqué de rappeler que ces efforts budgétaires ne porteront leurs fruits qu’à condition d’une mobilisation collective.
Il a ainsi appelé les autorités locales ainsi que les instances de contrôle et de régulation de la concurrence à renforcer la surveillance des prix, afin de garantir que les aides bénéficient effectivement à leurs destinataires et de protéger les consommateurs contre toute forme de spéculation ou de manipulation.