SIAM 2016 : «Le SIAM a gagné en notoriété»

SIAM 2016 : «Le SIAM a gagné en notoriété»

aziz akhannouch

L’évolution du SIAM, les relations maroco-émiraties et l’état de la campagne agricole, tels sont les thèmes abordés dans l’entretien qui suit avec Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime.


Finances News Hebdo : Comment se présente l’édition 2016 du SIAM ?

Aziz Akhannouch : Au fil des ans, le SIAM gagne en notoriété. Cette année, quelque 1.200 exposants et 60 pays vont prendre part au Salon, qui devra drainer plus de 800.000 visiteurs.

Il faut souligner l’importance de ce ren­dez-vous annuel pour les agriculteurs et les professionnels.

Il s’agit d’un événement incontournable, qui constitue une occasion propice pour les visiteurs et les professionnels de s’in­former des étapes franchies par l’agricul­ture marocaine.

Le SIAM évolue, se transforme, se diffé­rencie et se façonne. En plus d’être une exposition, c’est aussi un lieu de mémoire de l’évolution du tissu agricole et des innovations qui ont marqué le monde rural. Il demeure un important baromètre de l‘intérêt porté au secteur et un véritable modèle africain.

F.N.H. : Pourquoi avez-vous choisi les Emirats Arabes Unis comme invité d’honneur ?

A. A. : Nous optons pour la diversité géo­graphique. Chaque année, nous invitons un pays d’une région. Nous avons des relations exemplaires avec les Emirats qui sont le troisième investisseur au Maroc.

Les opérateurs émiratis du secteur agri­cole peuvent lancer des projets au Maroc, vu les opportunités qu’offre notre pays, surtout avec le lancement du Plan Vert. Le Maroc et les Emirats Arabes Unis ont, durant de longues décennies, tissé et entretenu des relations stratégiques exceptionnelles touchant les différents domaines et érigeant la coopération maroco-émiratie en un modèle distingué.

F.N.H. : Comment se présente l’évolution de la campagne agri­cole ?

A. A. : La situation est en train de s’amé­liorer en comparaison avec le mois de janvier dernier. On note un déficit pluvio­métrique par rapport à la moyenne des campagnes précédentes.

Les dernières précipitations ont été essen­tielles pour les arbres fruitiers, les cultures de printemps et les cultures maraîchères.

Nous sommes face à des indicateurs positifs qui mettent en évidence l’amé­lioration de la situation de l’agriculture nationale.

Le plan d’urgence pour lutter contre les effets du retard des pluies a donné ses fruits. Le prix du bétail et de l’alimenta­tion ont été stabilisés, parallèlement au lancement de 400.000 ha de cultures printanières.

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