Pouvoir d’achat: le gouvernement va baisser l'IR en 2023

Pouvoir d’achat: le gouvernement va baisser l'IR en 2023

L’Alliance des économistes istiqlaliens a réuni ses membres pour discuter des leviers d'une reprise «inclusive» et «durable» dans le contexte de crise actuelle.

Nizar Baraka en a profité pour défendre la politique initiée par le gouvernement afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages.

 

Par A. Hlimi

La coalition gouvernementale menée par Aziz Akhannouch a manqué de bol à son arrivée au pouvoir. Tout juste sorti de la crise sanitaire et ses conséquences sur les finances publiques et l’emploi, voilà que le Maroc doit faire face à une inflation inédite et une sécheresse que l’on n'a plus observé depuis l’indépendance. Abdellatif Maâzouz, président de l'Alliance des économistes istiqlaliens, qualifie la situation économique de «stagflation». Il appelle à souligner la nécessité d'actionner les nombreux leviers de croissance tant au niveau du renforcement de l'offre que de l'action sur la demande intérieure. Le secrétaire général du parti, Nizar Baraka, en profite pour présenter le bilan gouvernemental après près d’une année aux commandes pour tenter de préserver le pouvoir d’achat des ménages.   Selon lui, la priorité a été donnée à la stabilité et la résilience du Maroc, l'équité et la solidarité ainsi que la souveraineté nationale.

«Le choix de la stabilité et de la résilience a été fait parce que le gouvernement considère qu'il était essentiel de soutenir la demande et répondre aux différentes urgences, notamment celles liées au stress hydrique et à la crise alimentaire pour pouvoir maintenir, stabiliser et renforcer la stabilité du pays», a-t-il indiqué. Dans ce sillage, Baraka a noté qu'il est important d'agir pour améliorer le revenu de ceux qui ont un emploi, mais il est également important de préserver l'emploi.

C'est la raison pour laquelle, a-t-il dit, le gouvernement a soutenu la petite et moyenne entreprise, grâce notamment aux appuis et prolongements des crédits Relance. Le deuxième axe portant sur l'équité et la solidarité s'articule, quant à lui, sur l’État social, en renforçant la protection sociale et en veillant à une meilleure réduction des disparités territoriales, a-t-il noté. La charte de l'investissement, qui est en cours de discussion au Parlement s'inscrit parfaitement dans la logique de réduction des disparités territoriales, dans la mesure où ce chantier a intégré, en plus du soutien aux secteurs d'activités, le soutien de l'investissement, notamment dans les territoires les plus reculés. Et de poursuivre que le gouvernement n'a pas été dans une logique de soutien aux régions, mais plutôt dans celle de soutien aux provinces pour faciliter cette dynamique.

Aussi, une carte va voir le jour pour pouvoir définir où se trouvent les futures zones industrielles qui seront durables et qui répondront aux critères de l'Union européenne pour assurer qu'elles soient conformes aux normes environnementales (efficacité hydrique, efficacité énergétique et réutilisation des eaux usées). S'agissant du troisième axe, Baraka a affirmé que les efforts fournis par le gouvernement ont visé à renforcer la souveraineté nationale du Maroc (énergétique, alimentaire et industrielle) et l'élargir dans une logique de souveraineté régionale. Et ce, en mettant l'accent sur l'importance de jouer un rôle essentiel pour l'émergence de l'Afrique et répondre aux problématiques majeures que connait l'Europe.

«Dans ce cadre-là, nous nous inscrivons dans une logique de prendre part à la solution énergétique européenne à travers le gazoduc Nigéria-Maroc et l’hydrogène vert et aussi pour l'Afrique, car ce projet touche 13 pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et devrait bénéficier à 400 millions de personnes», a-t-il souligné. Par ailleurs, Nizar Baraka a annoncé lors de cette rencontre que le gouvernement va baisser l'impôt sur le revenu à l'occasion de la Loi de Finances 2023.

Une façon, selon lui, de casser la transmission des pressions inflationnistes en donnant du revenu aux citoyens. Nizar Baraka a rappelé que le gouvernement a déjà agi dans ce sens cette année en augmentant le salaire minimum de 5%, alors qu'une autre hausse de 5% est prévue l'année prochaine, en plus de la hausse de 10% du SMAG actée cette année. Sur un autre registre, le ministre a indiqué que la généralisation des allocations familiales en 2023 coûtera chaque année 16 Mds de dirhams à l'Etat et permettra, sur le plan économique, de maintenir un minimum de consommation chez les populations vulnérables, particulièrement dans le monde rural. Cette mesure sera de fait accompagnée par un fort mouvement de bancarisation et d'inclusion de ces populations.

 

 

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