Pacte national pour l’investissement: l’industrie aux avant-postes

Pacte national pour l’investissement: l’industrie aux avant-postes

550 milliards de dirhams d’investissements à mobiliser et 500.000 emplois à créer à l’horizon 2026.

Le privé accompagnera le public et se sent cette fois-ci particulièrement motivé avec la nouvelle Charte de l’investissement et le lancement prochain du Fonds Mohammed VI pour l’investissement.

 

Par A. Diouf

C’est avec une vive émotion que le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a ouvert les travaux de la première édition de la Journée nationale de l’industrie, tenue mercredi 29 mars à Casablanca, en présence du chef du gouvernement, de plusieurs ministres et de personnalités des secteurs public et privé. La raison tient au fait que «c’est la première fois qu’il m’est accordé l’honneur de lire un message royal», a expliqué le ministre, lorsqu’il a été appelé à expliquer les enjeux de cet événement, aux côtés de Chakib Alj, président de la CGEM.

En effet, Ryad Mezzour mesurait l’ampleur de la tâche dont il était désormais officiellement investi. C’est-à-dire participer activement à la concrétisation du Pacte national pour l’investissement, lancé par le Souverain lors de son discours annuel d’ouverture du Parlement du 14 octobre 2022, en créant 500.000 emplois d’ici fin 2026, pour des investissements à mobiliser de l’ordre de 550 Mds de DH.

 

93.000 emplois déjà créés

«Pour le moment, le département de l’industrie est parvenu à créer 93.000 emplois», a signalé Mezzour, qui semblait très confiant. Pourquoi ? Parce que si cette prouesse a pu être réalisée en pleine période de crise, sur cinq mois, sans l’implication formelle du privé avec qui le ministère a co-organisé la première Journée nationale de l’investissement, et sans la nouvelle Charte de l’investissement et le Fonds Mohammed VI qui sera lancé dans les prochaines semaines, cela veut dire que le challenge pourra être relevé dans les délais, voire même avant.

En tous cas, «à la CGEM, nous sommes parfaitement conscients du rôle que doit jouer le secteur privé et de la responsabilité qui est la nôtre. Nous avons d’importantes opportunités qui sont la nouvelle charte de l’investissement et le lancement prochain du Fonds Mohammed VI pour l’investissement. Bien entendu, le privé va totalement s’impliquer pour relever les défis de la dynamisation de l’industrie marocaine», a déclaré Chakib Alj. Signalons que le pacte national pour l’investissement est un pacte entre le public et le privé. Cela a toujours été ainsi depuis le lancement de la première stratégie industrielle, notamment le Plan émergence 2005-2009, qui a été suivi par le Pacte national pour l’émergence industrielle 2009-2014, le Plan d’accélération industrielle 2014-2020 et le Plan de relance industrielle 2021- 2023. 

 

Le secteur de l'industrie se taille la part du lion dans le dispositif de formation de l'OFPPT
Les lauréats des secteurs industriels au sein de l'Office de la Formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) sont ceux qui enregistrent les taux d'insertion les plus importants, selon la Directrice générale de l'Office, Loubna Tricha. Ainsi,le taux d’insertion moyen des lauréats de ces secteurs s’élève à 70%et à 72% pour l'automobile qui domine le classement. Concrètement, ce sont environ 50.000 à 60.000 jeunes qui intègrent chaque année les écosystèmes industriels marocains. Le secteur de l'industrie se taille la part du lion dans le dispositif de formation de l'OFPPT, avec un très large spectre qui couvre une dizaine de secteurs, y compris les secteurs spécifiques (cuir, textile, agro-alimentaire…) et les nouveaux secteurs comme l'automobile, l'aéronautique et l'industrie navale.

 

 

 

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