Maroc-Portugal: place au «Green et tech business»

Maroc-Portugal: place au «Green et tech business»

Le Maroc est le 9ème fournisseur du marché portugais.

Au Portugal, sur toute l'électricité consommée, 65% proviennent d'énergies renouvelables.

 

Par M. Diao

L’organisation d’un Forum économique est très souvent motivée par des causes légitimes, pour ne citer que l’approfondissement et la consolidation du partenariat économique liant deux pays partenaires. Ces dernières années ont été marquées par la densification des relations économiques entre le Maroc et le Portugal, dont les communautés d’affaires veulent encore aller plus loin en matière d’échanges commerciaux et de co-investissement.

Ce dessein est conforté amplement par l’organisation récente du forum économique par l'Agence pour l’investissement et le commerce extérieur du Portugal (AICEP), en collaboration avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), sous le thème : «Un partenariat pour un avenir vert et technologique». La manifestation a été l’occasion pour les hommes d’affaires, de part et d’autre, d’examiner la dynamique de co-investissement ainsi que les fenêtres d’opportunités existantes, entre autres dans les domaines des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, les smart cities et la mobilité électrique.

Un partenariat prometteur

Le choix du thème est d’autant plus pertinent que les deux pays ont de sérieux arguments à faire valoir dans les secteurs précités. Pour preuve, aujourd'hui au Portugal, sur toute l'électricité consommée, 65% proviennent d'énergies renouvelables. Le pays lusitanien fait figure d’exemple à suivre à l’échelle du Vieux continent, dont la principale ambition est d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Au chapitre des prouesses technologiques, précisons que le Portugal, qui a signé en février 2021 avec le Royaume un accord portant sur le développement de l’hydrogène vert, peut se targuer d’avoir trois gigantesques éoliennes en plein Océan, sachant que l'une d'elles, d'une hauteur de 190 mètres, est la plus grande au monde. Pour sa part, le Royaume poursuit inlassablement sa marche vers l’objectif de porter à 52% la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2030.

Les dernières prévisions montrent que cet objectif pourrait être atteint dès 2025. A l’évidence, les opérateurs marocains ont développé une solide expertise dans le secteur des Green Tech au cours de ces dernières années. Au-delà de la dimension de l’économie verte qui sera sans doute la locomotive du partenariat entre les deux pays, il est important de préciser que le Royaume est le 9ème fournisseur du Portugal.

La manifestation bilatérale, qui s’est déroulée dans la capitale économique, a permis au secrétaire général de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), Zouhair Triqui, de vanter les atouts du Royaume aux yeux des investisseurs portugais, notamment dans plusieurs domaines industriels (agroalimentaire, textile, aéronautique, automobile, etc.).

Pour sa part, Joana Neves, directrice de l’AICEP et conseillère économique et commerciale au sein de l’ambassade du Portugal à Rabat, a souligné que la deuxième édition du Forum d’affaires avait aussi pour ambition d’accroître la visibilité du marché portugais, très peu connu des investisseurs marocains.

Sachant que les opérateurs marocains sont de plus en plus enclins à investir à l’étranger. Au final, l’avenir de la coopération multiforme entre les deux pays partenaires est d’autant plus prometteur si l’on sait que pour le Portugal, l’interconnexion électrique avec le Maroc est fondamentale, notamment dans la perspective où l’UE voudrait s’approvisionner en énergie renouvelable à partir de sources solaires à moindre coût. 

 

Le Conseil économique Maroc-Portugal voit le jour
La CGEM et la Confédération des entreprises du Portugal (CIP) ont lancé le Conseil économique Maroc-Portugal. Cette plateforme devrait donner une forte impulsion aux relations commerciales et d’investissement bilatérales, et ce à travers 6 groupes de travail sectoriels. En vertu de la convention en la matière, les parties concernées ont décidé de hisser le niveau de coopération vers un partenariat économique avancé. «À travers cette coopération, nous souhaitons accompagner nos entreprises pour saisir le potentiel existant sur nos marchés dans des secteurs stratégiques et d’avenir, tels que le digital, l’aéronautique, l’automobile, l’énergie, le textile, la métallurgie ou encore la santé», dixit Chakib Alj.

 

 

 

 

 

 

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