Après deux années marquées par une inflation modérée, Bank Al-Maghrib prévoit une inflation moyenne de 1,5% en 2026 puis de 2,1% en 2027. La Banque centrale attribue cette évolution à la hausse des prix de l'énergie, à l'inflation importée et aux répercussions du conflit au Moyen-Orient sur les marchés mondiaux.
Selon les projections actualisées de Bank Al-Maghrib, l'inflation devrait s'établir en moyenne à 1,5% en 2026, après avoir évolué autour de 0,8% au cours des deux années précédentes. Elle poursuivrait ensuite sa progression pour atteindre 2,1% en 2027.
Cette évolution s'explique notamment par la hausse des prix de l'énergie. Bank Al-Maghrib relève que les prix des carburants ont enregistré une augmentation annuelle de 27,6% en mai.
Le scénario retenu par la Banque centrale prévoit ainsi un cours moyen du Brent de 92,3 dollars le baril en 2026, contre 68,1 dollars en 2025, avant un repli à 71,6 dollars en 2027.
Selon BAM, cette augmentation, ainsi que celle de l'inflation importée globalement, devraient se traduire par une nette accélération de l'inflation domestique.
L'inflation sous-jacente, qui exclut les prix les plus volatils, devrait ressortir à 0,2% en 2026.
Selon Bank Al-Maghrib, cette évolution reflète principalement une contraction des prix de sa composante alimentaire, notamment ceux de l'huile d'olive.
En 2027, avec la dissipation de cet effet et la hausse de l'inflation importée, l'inflation sous-jacente s'accélérerait à 2,9%.
Selon l'enquête trimestrielle menée par Bank Al-Maghrib auprès des experts du secteur financier, l'inflation moyenne est attendue à 2,2%, aussi bien à l'horizon de huit trimestres qu'à celui de douze trimestres.
Lors de sa réunion du 23 juin, le Conseil de Bank Al-Maghrib a décidé de maintenir son taux directeur inchangé à 2,25%, estimant que l'évolution prévue de l'inflation demeure en ligne avec l'objectif de stabilité des prix à moyen terme.