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Economie

Géomètres-topographes: «Nous voulons faire de la profession l’un des métiers mondiaux du Maroc»

Géomètres-topographes: «Nous voulons faire de la profession l’un des métiers mondiaux du Maroc»
Lundi 05 Avril 2021 - Par admin

Les géomètres-topographes poursuivent leur combat contre tous les phénomènes déstructurants qui menacent la profession de l’ingénierie topographique.

Plusieurs projets structurants ont été mis en place pour la mise à niveau du secteur.

Entretien avec Khalid Yousfi, président de l’Ordre national des ingénieurs géomètres-topographes.

 

Propos recueillis par C. Jaidani

 

Finances News Hebdo : L’ONIGT doit organiser le 10 avril prochain les élections de son Conseil national et des Conseils régionaux. Quels sont les enjeux de ce scrutin ?

Khalid Yousfi : La campagne électorale actuelle devra permettre d’identifier les ingénieurs géomètres-topographes (IGT), publics et privés, qui siègeront aux Conseils national et régionaux de l’Ordre national des IGT (ONIGT). La conjoncture engendrée par la crise de la Covid-19 contraint tous les candidats à réfléchir aux moyens de soutenir la profession durant le prochain mandat, car il s’agit de proposer un programme qui puisse lui permettre d’atteindre certains objectifs. Il s’agit d’améliorer le cadre juridique et les conditions d’exercice de la profession, tout en améliorant substantiellement la qualité de service rendu au citoyen par la profession. Il est question aussi de maîtriser la gestion de l’information géographique à des fins de développement économique et social. Intégrer davantage et intelligemment la profession dans les dynamiques sectorielles engendrées par les politiques publiques. Et, enfin, contribuer, aux côtés des autres acteurs compétents, à ce que le secteur national de l’ingénierie rayonne à l’international, notamment en Afrique, et en faire l’un des métiers mondiaux du Maroc à part entière. Ce sont ces objectifs qu’un groupe de candidats et moi-même proposons sous le slogan «Relever les défis avec résilience et détermination». Nous désirons faire des quatre prochaines années le «Mandat de la résilience». D’ailleurs, depuis le début de la campagne, nous sillonnons le Royaume afin de rencontrer les IGT, pour les écouter et, surtout, collecter leurs propositions. Le programme que nous avons établi a pris en considération ces propositions.

 

F.N.H. : Lors de votre élection, vous avez annoncé le lancement de plusieurs chantiers pour la mise à niveau de la profession. Qu’en estil de leur réalisation ?

K. Y. : Depuis sa création il y a 26 ans d’ailleurs, l’ONIGT s’est toujours inscrit dans un processus de progrès dans les services rendus aux IGT. Mais le mandat 2016-2020 a constitué une rupture exceptionnelle dans cette dynamique, avec une accélération dans la mise en place de nouveaux outils organisationnels et réglementaires et le développement des leviers de performance. Cette dynamique s’est traduite d’abord par la mise en place de fondamentaux essentiels, se déclinant notamment à travers une stratégie de communication ambitieuse et, également, à travers la mise en place d’un Plan d’action et des outils de suivi des réalisations. Résultat : les actions concrétisées, à dimension structurante et constituant des acquis majeurs pour les IGT et pour la profession, concernent, entre autres, la publication au Bulletin officiel du décret portant Code des devoirs professionnels, l’adoption des normes techniques de l’ONIGT, la mise en service de la plateforme dématérialisée avec le «QR Contrat», la mise en place du Guide référentiel des honoraires, la gestion de la crise Covid-19, avec la mise en œuvre des mesures d’urgence et l’élaboration du plan de relance de l’activité de l’IGT, et pour finir la révision des Cahiers de prescriptions spéciales (CPS) dans le cadre de la commande publique, en étroite collaboration avec certains partenaires publics. Pour ne citer que ces axes, dont la contribution à la consolidation du positionnement de l’ONIGT, en tant que force de proposition et partenaire écouté au sein du paysage économique national, est de nos jours une réalité évidente.

 

F.N.H. : Quel a été l’impact de la pandémie sur votre activité ?

K. Y. : Certes, la crise sanitaire due à la pandémie Covid-19 a impacté tous les secteurs économiques de notre pays. La profession de l’ingénierie topographique, qui est transverse, est liée étroitement à divers secteurs, et par ricochet tous les cabinets d’ingénieurs géomètrestopographes (IGT) ont vu la dynamique de leur activité freinée par la pandémie. Face à cette situation, et depuis le début de la pandémie, je me suis attelé, avec le soutien du Comité des présidents des conseils (CDP) et du Comité de veille et de crise (CVC) de l’ONIGT, à accompagner les professionnels et la profession. Il s’agit en clair de maintenir les emplois au niveau de la profession, accompagner les IGT en les aidant à trouver les solutions adéquates aux difficultés rencontrées, et collaborer étroitement avec les pouvoirs publics, les partenaires institutionnels et les acteurs professionnels. Concrètement, et afin de suivre de plus près la situation sur le terrain, le CVC a pour vocation de formuler des réflexions et des propositions de mesures d’urgence et suivre les effets de la pandémie sur la profession. Le CDP a pour mission d’assurer la coordination des actions de l’ONIGT avec les IGT au niveau des différentes régions du Royaume.

 

F.N.H. : En avez-vous tiré quelques enseignements ?

K. Y. : D’abord, les enseignements tirés de la crise Covid-19. Nous devons toujours imaginer des scénarios de crise et élaborer les solutions possibles pour mieux les supporter une fois qu’elles adviennent. Nous l’avons tous compris, aucun secteur n’était préparé à une telle crise ! D’un autre côté, les enseignements que j’ai pu tirer en tant que président de l’ONIGT pour le mandat 2016-2020, se résument en termes de valeurs, de référentiels éthiques et déontologiques, de capacité d’écoute, d’esprit d’équipe et de capacité à travailler en partenariat. Ceci est valable pour l’exercice de responsabilités, quel que soit le secteur d’activité, si l’on veut réussir dans la mission de tirer vers le haut la profession et tous les acteurs qui y opèrent. Autant de facteurs qui ont rendu possibles toutes les avancées accomplies lors du mandat écoulé, qui ont permis, faut-il le souligner, de faciliter les tâches de l’ONIGT auprès des décideurs publics et de nos partenaires. Permettez-moi de saisir cette occasion pour rendre hommage à tous les décideurs et à nos partenaires institutionnels qui, par leur implication et l’engagement dont ils ont fait montre à l’égard des propositions faites par l’ONIGT dans le cadre de sa stratégie de développement de la profession, nous ont permis d’accomplir notre mission et ainsi renforcer l’assise de l’ONIGT.

 

 

 

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