Financement des TPME: un débat permanent

Financement des TPME: un débat permanent

La problématique de la TPME au Maroc ne serait en rien différente de celle des TPME d’autres pays.

Le financement ne saurait être considéré comme seul frein au développement des TPME marocaines.

 

Par M. Diao

 

 

Le contexte inflationniste, la perte de pouvoir d’achat de plusieurs citoyens ainsi que les perspectives de défaillances d’entreprises pour 2022 et 2023 sont de nature à remettre en selle le sujet crucial du financement des TPME, chahutées fortement par la crise de la Covid-19. «Les Inspirations Eco» a organisé récemment, au siège de Horizon Press, une conférence sous le thème : «Pourquoi faut-il financer la TPME ?».

Cette conférence, organisée en partenariat avec Tamwilcom et tenue dans le cadre du cycle «Les Eco Décodages», a permis de décortiquer les différentes contraintes avec lesquelles les petites structures entrepreneuriales composent au quotidien. La manifestation a été rehaussée par la présence, en tant qu’intervenants, de Hicham Zanati Serghini, Directeur général de la Société  nationale de garantie et de financement de l'entreprise (Tamwilcom), Bernard Labous, directeur en charge de l’activité Retail Banking au sein du Groupe BMCI, Saad Hamoumi, docteur en économie, et Ali Tazi, Directeur général de HMI. Hicham Zanati Serghini a d’emblée rappelé le poids important des TPME dans le tissu entrepreneurial national. Cette famille d’entreprises représente 99,6% du tissu productif national.

«Aujourd’hui, pour chaque 100 DH octroyés aux entreprises par le secteur financier, 43 DH sont débloqués en faveur des TPME», révèle le patron de Tamwilcom. Ce qui corrobore les efforts déployés par les acteurs publics et privés afin de juguler les difficultés financières des TPME. L’analyse de Saad Hamoumi est complémentaire à celle du patron de Tamwilcom. D’après le docteur en économie, le financement ne saurait être considéré comme seul frein au développement des TPME. «L’accès à l’information est tout aussi problématique. L’offre de financement est fragmentée et le porteur de projets n’est pas suffisamment initié pour faire le bon choix dans la panoplie d’outils existants», souligne l’économiste. Pour Bernard Labous, le marché marocain a ses propres spécificités et ses contraintes, mais globalement,  la problématique de la TPME au Maroc n’est en rien différente de celle des TPME d’autres pays.

Le banquier français est d’avis qu’une fédération des efforts de tous les acteurs  du secteur financier serait salutaire pour que les TPME marocaines puissent non seulement avoir accès au financement de manière plus fluide, mais aussi que les autres barrières que sont l’accès à l’information et aux marchés puissent être dépassées.  L’autre temps fort de l’événement est l’exercice auquel s’est livré Ali Tazi. Ce dernier a partagé l’expérience de HMI et celle de sa maison-mère Dislog Group, tout en présentant les forces qui ont permis aux deux entreprises de devenir un exemple de réussite pour les PME marocaines.

Au sein du groupe Dislog, la problématique du financement a pu être dépassée par le recours au canal financier autre que bancaire, notamment le Private Equity. «Les différentes levées de fonds opérées ont été une réussite sur la base de la transparence, de la confiance et de la vision stratégique ambitieuse de l’entreprise», explique le DG de HMI. En définitive, notons que les aspects liés à la place de la femme dirigeante dans le tissu des TPME marocaines, le statut de l’auto-entrepreneur et la fiscalité ont été abordés lors d’échanges de haute facture. 

 

Articles qui pourraient vous intéresser

Samedi 26 Novembre 2022

Sécheresse: le potentiel de production et d’export impacté

Samedi 26 Novembre 2022

Santé: l’Afrique à l’unisson

Samedi 26 Novembre 2022

Enquête HCP: les violences physiques et sexuelles coûteraient aux ménages 2,85 milliards de Dh

Vendredi 25 Novembre 2022

Libérons l’artisanat du Folklore !

L’Actu en continu

Hors-séries & Spéciaux