Commerce extérieur : Vers plus de cohérence

Commerce extérieur : Vers plus de cohérence

CommerceUn Forum pour revenir sur les avancées en terme de promotion des exportations.

Des doléances urgentes selon l’ASMEX.

Ce sont tous les départements de l’Etat qui étaient représentés lors du Forum Marocain du Commerce International tenu le 11 décembre à Skhirat. Le seul mot d’ordre qui a fait l’unanimité parmi toutes les personnalités publiques présentes : plus de cohérence et de convergence des différentes stratégies sectorielles. Ce forum était l’occasion de présenter le bilan des activités de développement du commerce extérieur, notamment l’état d’avancement des mesures de développement de l’offre prévues par les différentes stratégies sectorielles.

Les mesures en faveur du développement des exportations marocaines sont nombreuses. On retrouve, entre autres, la Vision 2010 qui est devenue celle de 2020 pour le tourisme, le Pacte national pour l’émergence industrielle, le plan Maroc Vert, le plan Halieutis, la stratégie Maroc Numeric ou encore la stratégie logistique et le plan des énergies renouvelables. Durant cette journée, les intervenants sont revenus sur l’importance de la cohérence entre les différentes stratégies sectorielles.

Trois panels ont été organisés en marge de cet évènement. Le premier, qui concerne les importations, s’est intéressé à l’aggravation du déficit commercial. La balance commerciale marocaine est affectée par une hausse des importations plus rapide que celle des exportations. Selon l’Association marocaine des exportateurs, la présentation chiffrée du commerce extérieur devrait être orientée vers une meilleure connaissance de notre valeur ajoutée, avec une répartition des échanges par pays et par secteur. Ces données sont urgentes aux yeux de l’Association et devront être produites par les autorités le plutôt possible.

Le deuxième panel organisé concerne la compétitivité des exportations. Les besoins dans ce sens sont connus de tous : améliorer le système productif pour plus d’efficacité et revoir la politique sociale du Royaume, car les salaires réputés être bas au Maroc le sont moins lorsque les niveaux de rémunération sont rapportés à la valeur ajoutée nationale.

Enfin, le troisième panel de discussion a concerné la convergence des  politiques de promotion pour renforcer les parts de marché du Maroc à l’international. Il s’agit en effet de mettre en place des groupements d’intérêts suffisamment puissants pour aborder l’international plus facilement, avec des coûts de commercialisation et de production plus bas. Ces groupements ne peuvent se concrétiser si la gouvernance et l’environnement législatif n’accompagnent pas cet objectif.

Les partenariats privé/public trouvent ici tout leur sens pour s’orienter vers une promotion de proximité au lieu de diriger des politiques publiques à distance. Le Maroc, selon l’ASMEX, est l’un des rares pays à continuer de promouvoir les exportations à distance, alors que tous ses principaux concurrents ou clients ont opté pour une promotion de proximité.

 

Par A. H.


 

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