AMO : La CNOPS face à de nouveaux défis

AMO : La CNOPS face à de nouveaux défis

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L’intégration du person-nel de l’ONCF, l’externa-lisation de l’activité de la pharmacie, la cherté des médicaments. Autant de nouveaux défis qui attendent la CNOPS.

La CNOPS aborde l’avenir de l’AMO avec beaucoup de prudence et d’anticipation. Au-delà de son potentiel redis-tributif et de ses excédents cumulés de l’ordre de 9,2 milliards de DH en 2015, la Caisse devra faire face, dès cette année, à un nouvel environ-nement marqué par l’intégration du personnel de l’ONCF, l’externalisation progressive de l’activité de la pharma-cie de la CNOPS, la cherté des médi-caments et les négociations avec les producteurs de soins. Les excédents actuellement engrangés, souligne la caisse dans son bulletin d’info men-suel, pourraient fondre comme neige sous le soleil. Au rythme d’évolution des cotisations (2%) aux escaliers et de prestations (8%) à l’ascenseur, la viabilité de l’AMO sera rapidement mise à l’épreuve dans un système de couverture médicale de base, qui ne s’est jamais essayé à l’exercice de la gestion du déficit. Premier payeur en tiers payant à l’échelle nationale et deuxième inves-tisseur dans le secteur de la santé, la CNOPS fonctionne aujourd’hui à plein régime. Trois postes retiennent aujourd’hui l’attention des décideurs de la CNOPS. Un, les affections de longue durée et les affections coû-teuses dont le nombre de personnes concernées est passé de 55.159 en 2006 à 147.470 en 2015. Deux, le médicament dont le poids dans les dépenses totales des soins a certes baissé de 48 à 32% entre 2006 et 2015, mais son niveau de consom-mation (1,3 milliard de DH) reste pré-occupant comparativement à d’autres régimes d’assurance maladie dans le monde. Le troisième poste représente les soins dentaires, dont la part dans les dépenses de la CNOPS a évolué de 4% en 2006 à 11% en 2015. L’année 2016, s’accorde-t-on à dire, est une année décisive pour la CNOPS. L’AMO des étudiants et celle des indépendants entreront en vigueur pour boucler le dispositif institution-nel encadrant la généralisation de la couverture médicale de base à tous les citoyens marocains. Pour rap-pel, environ 288.000 étudiants sont concernés par cette AMO de base qui a démarré officiellement le 13 janvier dernier. Sachant qu’en ce qui concerne les cotisations, le secteur public en est affranchi, exception faite aux cycles payants de formation, alors que les étudiants du secteur privé sont amenés à s’acquitter d’une participation forfaitaire annuelle de 400 dirhams.

Wadie El Mouden

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