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Culture & Société

Une galeriste chic et choc

Une galeriste chic et choc
Mardi 20 Octobre 2020 - Par admin

Ghizlane Guessous Boutaleb, directrice de la So Art Gallery, porte ici un regard réflexif sur le métier de galeriste. Elle nous guide parmi les dédales de ce métier devenu sacerdoce.

 

Propos recueillis par R. K. Houdaïfa

 

Finances News Hebdo : En quoi consiste le métier de galeriste ?

Ghizlane Guessous Boutaleb : Exposer, présenter et vendre des œuvres est le quotidien d’un galeriste. Il contribue bien évidemment au rayonnement et à la promotion nationale et internationale des artistes qu’il met en lumière. Son objectif principal est de faire connaître les artistes qu’il expose. Il participe à leur rayonnement local, national, international. Il peut les accompagner tout au long de leur carrière et créer une véritable complicité avec eux. Il organise des expositions, invite des acheteurs, des collectionneurs et des institutions. Il accueille le public dans sa galerie, le renseigne, le conseille. Il est aussi sans cesse à l’affût de nouveaux talents et de nouveaux artistes à promouvoir.

 

F.N.H. : Quelles qualités requiert l’exercice de ce métier ?

G. G. B. : Être passionné pour l’art avant tout. Maîtriser le marché de l’art, avoir le sens artistique, faire preuve de dynamisme et de curiosité.

 

F.N.H. : Votre galerie existe depuis huit ans, ce qui représente une performance. Quel est le secret d’une pareille longévité ?

G. G. B. : Nous sommes en relation continue avec l’ensemble de nos artistes. En ce qui concerne les collectionneurs, nous sommes bien évidemment à leur écoute et disposition pour des demandes, conseils, propositions d’œuvres d’art pour enrichir leurs collections…

 

F.N.H. : Sur quels critères se fonde votre choix des peintres que vous attirez dans votre galerie ?

G. G. B. : Selon la ligne curatoriale de la galerie, nous travaillons avec des artistes confirmés marocains et étrangers. Une fois par an, nous consacrons une exposition à un jeune artiste présentant un bon potentiel.

 

F.N.H. : Est-ce vous qui allez à la rencontre du peintre ou bien l’inverse ?

G. G. B. : Cela se fait dans les deux sens.

 

F.N.H. : La mise à prix des pièces prendelle en compte la cote ou la décote de leur auteur ?

G. G. B. : La fixation du prix des œuvres dépend de la cote de chaque artiste.

 

F.N.H. : Vous est-il arrivé de ne rien vendre ?

G. G. B. : Il est clair que la situation actuelle a impacté une partie de notre activité. Elle mettra à l’épreuve les métiers de l’art à travers le monde, et seules les structures organisées ayant des moyens, une stratégie et une vision réussiront à tenir bon.

 

F.N.H. : Parlez-nous de l’exposition «Envolées».

G. G. B. : Le titre rejoint l’idée du fait que l'art nous rapproche plus que jamais, et nous propose de flâner, le temps d'une exposition, loin de toutes les restrictions et les barrières assignées, à travers des œuvres qui nous laisseront aller à nos rêveries. «Envolées» rassemble les œuvres de 20 artistes aux identités distinctes, mais aux valeurs humaines communes.

Des artistes venus d'horizons différents, fusionnant sous l'égide d'une humanité prononcée. «Envolées» est une invitation à tracer sa propre voie pour se débarrasser des effets psychologiques du confinement, en faisant appel à l'art, pour semer l'espoir dans l'esprit et le cœur. Cette exposition est avant tout une occasion de rendre hommage à la solidarité dont font preuve de nombreux citoyens, artistes et institutions, à un moment où l'art subit de plein fouet les effets d'une crise sanitaire, économique et sociale mondiale. 

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