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Casablanca rend hommage à son enfant : L’écrivain et journaliste, Abdelhak Najib, honoré au Complexe culturel Anfa

Casablanca rend hommage à son enfant : L’écrivain et journaliste, Abdelhak Najib, honoré au Complexe culturel Anfa

Une soirée d’hommage a eu lieu, samedi 16 décembre 2023, au Complexe culturel Anfa, rendant des honneurs mérités à plusieurs visages des arts et de la Culture au Maroc. Abdelhak Najib, écrivain, journaliste, chroniqueur, présentateur d’émissions de télévision, critique d’art et de cinéma et bientôt producteur d’une série internationale, reçoit un bel hommage de la part du Conseil de la ville de Casablanca, de l’arrondissement d’Anfa, de l’association Manar El Hank et du Complexe culturel Anfa.

 

Par La Rédaction

 

Cet hommage rendu à l’écrivain et journaliste marocain, Abdelhak Najib, intervient à un moment très important dans la vie et le parcours du penseur marocain. On ne l’oublie pas, Abdelhak Najib est toujours sous le coup d’une censure de la part des autorités françaises. Ce qui octroie à cette distinction plus d’une symbolique. D’abord, l’écrivain et homme de lettres marocain est honoré chez lui, dans sa ville, lui le natif de Hay Mohammadi, mais qui a passé toute son enfance au centre-ville, à Anfa et à la plage d'El Hank : «Cet hommage me touche profondément parce que je le reçois chez moi, dans ma ville, par les miens, à un moment où les censeurs français et même certains marocains essayent de m’atteindre, sans succès, évidemment. C’est là une belle réponse de la part de ma ville à tous ces ennemis de la liberté», précise Abdelhak Najib, qui a d’ailleurs fait de la ville de Casablanca un personnage central dans son œuvre romanesque, comme on peut le vérifier dans «Les territoires de Dieu», «Le printemps des feuilles qui tombent», «Le labyrinthe de l’archange», «La dernière guerre du soldat inconnu», «La mort n’est pas un nouveau soleil» ou encore «Le baiser de Judas».

 

C’est dire toute l’importance de cet espace à la fois réel et nourri d’imaginaire qui a participé à façonner la vision créatrice de l’auteur. «Casablanca fait partie de ces villes qui se prêtent aisément au romanesque. Ville complexe, cité tentaculaire, inconnue, étrange, à la fois tendre et cruelle, avec de nombreuses zones d’ombre, une histoire à connaître et à réécrire et une panoplie de visages auxquels il faut rendre un vibrant hommage. Tant de figures qui ont écrit de belle pages dans la trajectoire d’une ville si jeune, mais déjà si ancienne», souligne Abdelhak Najib dont un prochain roman sonne juste avec un titre en résonance avec la ville : «Meurtre parfait à Anfa».

 

Cet hommage rendu au penseur marocain est une initiative du Conseil de la ville de Casablanca, de l’arrondissement d’Anfa, de l’association Manar El Hank et du Complexe culturel Anfa. Un événement qui s’inscrit dans le travail considérable réalisé par la région d’Anfa dont le président est Mohamed Chebbak et par son centre culturel, dirigé par Nawal Sekkoury, qui abattent un travail en profondeur pour offrir à la ville de belles pages d’art et de culture.

 

«Un grand bravo à l’arrondissement d’Anfa et son président Mohamed Chebbak et au Complexe d’Anfa et sa directrice Nawal Sekkoury qui travaillent pour faire vivre la culture dans cette ville qui en a tellement besoin. C’est grâce à eux que nous avons pu mettre sur pied les Premières journées littéraires de Casablanca en 2023, en collaboration avec les Éditions Orion. Ce centre culturel est constamment à pied d’œuvre, avec une programmation de belle facture et des rendez-vous bien ficelés, ce qui rend de grands services à tous les amoureux des arts et de la culture», affirme Abdelhak Najib, qui présente dans ce même complexe, le 5 janvier 2024, cinq  de ses romans, pour une conférence-signature, très attendue.

 

Ce trophée vient donc saluer plus de trois décennies de journalisme et au moins deux décennies de publications en littérature, en philosophie, en politologie, en chroniques et en essai critiques et pluridisciplinaires, pour un écrivain prolifique, qui compte plus de 70 ouvrages aujourd’hui, dix ans à la télévision marocaine, 34 comme journaliste ayant dirigé plusieurs rédactions nationales et dont l’œuvre est connue mondialement aujourd’hui, avec des traductions en anglais, en espagnol et en allemand. 

 

Cette cérémonie d’hommages a aussi été une occasion d’assister à d’autres distinctions de grande importance pour des figures incontournables du paysage culturel marocain. La ville de Casablanca a ainsi honoré l’écrivain, journaliste et caricaturiste, Belaïd Bouimid, un visage très connu et un parcours hors du commun pour une personnalité locale qui a beaucoup donné à son pays. Un autre bel hommage a été rendu, le même soir, à un visage du cinéma, du théâtre et de la télévision, Zakaria Atifi, qui compte des dizaines de films et de projets, acteur, producteur et réalisateur, natif de Casablanca, dans sa Médina, qui a pu réaliser un parcours national et international digne de son talent.

 

Une autre figure de la ville a été honorée également en la personne de Abdelhak El Mabchour, producteur et réalisateur, qui a derrière lui plusieurs années de travail assidu et une constance dans l’engagement pour la culture.

 

 

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