Sus aux normes sociales rétrogrades !

Sus aux normes sociales rétrogrades !

Par Fatima Ouriaghli, Directrice de la publication


 

Le coronavirus monopolise les débats. Son bilan humain macabre et ses conséquences économiques désastreuses occupent l’actualité. Au point qu’on en arrive presque à oublier certains évènements, comme la journée mondiale de la femme, célébrée le 8 mars de chaque année.

Mais la charge symbolique de cette journée nous impose de ne pas l’oublier. Au regard notamment de ce qu’elle représente dans ce long combat que mènent les femmes contre les discriminations et les inégalités de toutes sortes.

Quelques chiffres sont là pour nous le rappeler : les femmes et les filles assument chaque jour l’équivalent de 12,5 milliards d’heures de travail de soins non rémunérées; un travail dont la valeur serait d’au moins 10.800 milliards de dollars chaque année, soit plus de trois fois la valeur du secteur des technologies à l’échelle mondiale, fait savoir le mouvement citoyen mondial Oxfam.

Au Maroc, les inégalités sont criantes. Le pays est classé 143ème sur 153 pays par rapport à l’indice mondial de disparité entre les sexes, selon le rapport du Forum économique mondial 2020. Le Royaume reste ainsi le pays le plus inégalitaire du Nord de l’Afrique et dans la moitié la plus inégalitaire des pays de la planète, indique Oxfam qui, dans son rapport 2019, relève qu’une Marocaine sur huit est en situation de vulnérabilité, c'est-à-dire susceptible de basculer dans la pauvreté à tout moment.

Convenons néanmoins que la situation de la femme au Maroc a beaucoup évolué, à la faveur notamment des nombreuses réformes initiées sous l’impulsion du Roi Mohammed VI. Mais il y a encore beaucoup de travail à faire.

Et au-delà de la poursuite des réformes, il faut continuer à combattre ce machisme ambiant et les normes sociales rétrogrades qui tendent à être des remparts contre l’implication des femmes dans le processus de développement économique.

Et ce combat-là est autrement plus dur que d’initier des réformes ou produire des textes de loi, car cela implique un changement profond des mentalités. Ce qui nécessite beaucoup de patience et de pédagogie.  

 

 

 

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