Ukraine : Trump appelle à remplacer Zelensky après leur désaccord sur le diesel russe
Donald Trump a estimé, samedi 10 octobre, que l’Ukraine devait changer de président. Ses déclarations interviennent après les critiques de Volodymyr Zelensky contre l’accord annoncé entre Washington et Moscou sur les approvisionnements en diesel russe.

Le désaccord sur l’énergie accentue les tensions entre Washington et Kyiv. Donald Trump a appelé à remplacer Volodymyr Zelensky par un dirigeant capable de conclure un accord avec la Russie. Il a également demandé l’arrêt des attaques ukrainiennes contre les raffineries russes, qu’il accuse de contribuer à la hausse des prix du carburant. À l’origine de cette confrontation, un accord annoncé vendredi après un échange entre les présidents américain et russe. Selon Donald Trump, Moscou fournirait immédiatement plus de 300.000 tonnes de diesel aux marchés américain et mondial. Washington a temporairement assoupli ses sanctions pour permettre ces opérations. D’autres volumes ont été annoncés pour les prochains mois, mais leur livraison reste à concrétiser. Volodymyr Zelensky a dénoncé cette décision. Le président ukrainien estime que les revenus supplémentaires tirés des exportations énergétiques risquent de soutenir l’effort de guerre russe. Il a qualifié l’accord de décision « faible » et affirmé que les concessions à Vladimir Poutine ne permettraient pas de rétablir la paix. Berlin maintient sa ligne sur les sanctions De son côté, l’Allemagne a réaffirmé samedi son maintien des sanctions contre la Russie. Berlin a également assuré que son soutien à l’Ukraine restait inchangé. La décision américaine fait ainsi apparaître une divergence avec les partenaires européens sur les moyens de répondre aux tensions énergétiques. La confrontation diplomatique survient alors que les frappes se poursuivent en Ukraine. Reuters rapporte qu’une attaque russe contre Zaporijjia a fait 20 morts, dont trois enfants, samedi. Dans ce contexte, Kyiv conteste un assouplissement de la pression économique sur Moscou, tandis que Washington défend son accord au nom de la baisse des prix du diesel.





