Espagne : L’inflation grimpe à 4,9% en septembre, tirée par la hausse des carburants
L’inflation en Espagne s’est établie à 4,9 % en glissement annuel en septembre, enregistrant une hausse de six dixièmes de point par rapport au mois précédent et atteignant son niveau le plus élevé depuis février 2023, selon les données publiées mercredi par l’Institut national de la statistique (INE).

Cette accélération, qui marque le troisième mois consécutif de hausse de l’inflation, s’explique principalement par le renchérissement des carburants, dans un contexte de persistance du choc énergétique lié à la guerre en Iran, ainsi que par l’évolution des prix des voyages à forfait, précise l’INE.
Dans le détail, le secteur des transports a vu son taux d’inflation annuel atteindre 10,5 %, soit un point de plus qu’en août, sous l’effet notamment de la hausse des prix des carburants et des lubrifiants pour véhicules particuliers, contrairement à la baisse observée à la même période de l’année précédente. Les tarifs du transport aérien de passagers ont également contribué à cette progression, leur recul ayant été moins prononcé qu’en septembre 2025.
Concernant les produits alimentaires, les prix ont augmenté de 2,7 % en glissement annuel, enregistrant leur plus forte progression depuis mars dernier. Les hausses les plus importantes ont concerné les œufs (+12,3 %), les légumineuses et les légumes (+9,8 %), ainsi que les fruits (+9,6 %).
Sur un an, les augmentations les plus marquées ont été enregistrées pour les combustibles liquides (+64,7 %), les baies fraîches (+47,4 %), le gazole (+34 %) et l’essence (+27,5 %).
L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits alimentaires non transformés et l’énergie, a progressé de deux dixièmes de point pour atteindre 3,1 %, son niveau le plus élevé depuis mars 2024, tout en restant inférieure de 1,8 point à l’indice général.
En variation mensuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 0,3 % en septembre, enregistrant leur plus forte hausse pour ce mois depuis 2021, sous l’effet notamment du renchérissement du logement (+1,1 %), lié à la hausse des prix de l’électricité et des combustibles liquides.
Réagissant à ces données, le ministère de l’Économie a annoncé le maintien, à partir du 1er novembre, de la réduction fiscale de 20 centimes par litre sur l’essence et le gazole, conformément au troisième paquet de mesures de soutien aux ménages et aux entreprises affectés par le conflit au Moyen-Orient.
Le ministère a toutefois précisé qu’aucune réduction de la TVA ni de la taxe spéciale sur l’électricité ne serait appliquée, la hausse annuelle des prix de l’électricité s’étant établie à 11,4 %, soit un niveau inférieur au seuil de 15 % prévu pour l’activation de ces allègements fiscaux.





