Économie mondiale : Une croissance de 3,1% attendue en 2026 et 3,4% en 2027, selon le FMI
L’économie mondiale devrait progresser de 3,1% en 2026, puis de 3,4% en 2027, d’après les nouvelles prévisions du Fonds monétaire international (FMI), rendues publiques mardi.

Le FMI prévient toutefois que l’activité mondiale devrait évoluer de manière contrastée, la relative stabilité des projections d’ensemble dissimulant une redistribution de la croissance entre les différentes économies. Ces estimations figurent dans son rapport « Perspectives économiques mondiales », présenté à l’occasion des Assemblées annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale, organisées du 12 au 18 octobre à Bangkok, en Thaïlande.
Dans le même temps, la baisse de l’inflation mondiale devrait marquer le pas, essentiellement en raison du choc négatif d’offre lié à la guerre au Moyen-Orient. L’inflation globale passerait ainsi de 4,1% en 2025 à 4,7% en 2026, avant de redescendre à 4,1% en 2027, selon la même source.
Cette dynamique devrait cependant varier d’un pays à l’autre, en fonction notamment de la transmission des variations des taux de change, de la persistance de l’inflation dans les services, de la situation du marché du travail et des politiques économiques mises en œuvre.
Quant au volume du commerce mondial, il devrait ralentir en 2026 avant de se stabiliser en 2027. Le rapport attribue cette tendance aux effets des droits de douane, aux réajustements des chaînes de production ainsi qu’au dynamisme durable des échanges liés aux technologies.
À moyen terme, les déséquilibres mondiaux ne devraient se résorber que modestement dans le cadre des politiques actuellement menées, selon le FMI. Cette situation s’explique notamment par des déficits budgétaires élevés, un rééquilibrage intérieur limité, des flux de capitaux liés aux technologies et des différences dans la structure de la demande entre les grandes économies.
Les perspectives de croissance à moyen terme restent par ailleurs modestes, notamment en raison des disparités entre les économies en matière de préparation à l’intelligence artificielle (IA) et de solidité des systèmes énergétiques.
Dans ce contexte, le FMI appelle les gouvernements à reconstituer leurs marges de manœuvre budgétaires, alors que l’endettement demeure élevé, que les rendements des obligations souveraines augmentent et que les besoins de dépenses restent importants.
L’institution préconise l’adoption de plans crédibles d’assainissement des finances publiques, reposant à la fois sur l’accroissement des recettes et la rationalisation des dépenses, ainsi que sur des améliorations institutionnelles.
Les mesures destinées à atténuer les effets de la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires devraient, selon le FMI, rester temporaires et ciblées, tout en étant conçues de manière à limiter les distorsions et à préserver la viabilité des finances publiques.
En matière de politique monétaire, celle-ci doit être ajustée aux conditions spécifiques de chaque économie et aux mandats des banques centrales, en tenant compte notamment des anticipations d’inflation et de l’évolution de l’inflation sous-jacente.
Les chapitres analytiques du rapport se penchent également sur les moyens de renforcer les cadres budgétaires pour mieux gérer les crises et accroître la capacité des États à réagir aux chocs. Ils analysent en outre les répercussions internationales des réformes de l’impôt sur les sociétés.





