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Economie

Crise sanitaire : Les centres de beauté font grise mine

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 20 Septembre 2020 à 14:00
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◆ Le secteur est l’un des plus impactés par la Covid-19.

◆ Les professionnels désemparés face au manque de visibilité.

 

Par S. Kassir

 

Dès l’apparition des premiers cas de contamination de la Covid-19, les autorités marocaines ont pris un certain nombre de décisions, dont le confinement des villes, ce qui a engendré l’arrêt de quelques activités, entre autres, notamment celles des centres de beauté. Dans certains cas, les propriétaires de salons ont anticipé l’arrêt de leurs activités pour des raisons sanitaires. «Au début de la pandémie, nous avions mis à l’arrêt l’ensemble de nos activités, avant même que les autorités annoncent le confinement, et ce pour le bien de notre clientèle, de nos collaborateurs et de tout le monde», a indiqué la responsable communication du centre de beauté Hairmania, sis à Casablanca.

Au lendemain du déconfinement, les autorités ont ordonné aux gérants des centres de beauté de suivre un certain nombre de mesures sécuritaires, afin de prévenir toute propagation du virus au sein de ces instituts de beauté, en imposant la réduction des effectifs à 50%. «Bien que la crise nous ait obligé à travailler à 50% de notre effectif, cela n’a pas été pour moi une raison pour réduire les salaires de mes collaborateurs», souligne Saida Fouad, propriétaire de Lucie Saint-Clair, un centre de beauté huppé à Casablanca. Hammams/spas et esthétique : Autres activités à l’arrêt… Entre autres mesures prises par les autorités marocaines, la fermeture des espaces de détente, des hammams, spas et centres d’esthétique, du fait que lesdits endroits sont des foyers épidémiques potentiels par excellence.

L’activité des spas, hammams et centres d’esthétique a connu un grand coup de frein, avant même qu’elle soit interdite, dans la mesure où «une grande partie de notre clientèle a préféré se passer de tels services, de peur de contracter le virus», regrette notre source de Hairmania. De son côté, Saida Fouad fustige les arrêts et reprises successifs de l’activité, qui impactent le cours normal du secteur, tout en reconnaissant que la décision ultime revient aux autorités qui agissent pour le bien du citoyen.

Exacerbés par le manque de visibilité Manque de visibilité : voilà ce qui caractérise l’activité de l’ensemble des professionnels de beauté au Maroc. Beaucoup d’entre eux se plaignent des «décisions hâtives» prises par les autorités et se retrouvent dans le flou total, ce qui qui hypothèque l’avenir de leur business. «Au fur et à mesure que la situation sanitaire se complique, nous nous retrouvons dans l’impasse et manquons véritablement de visibilité par rapport au futur», indique la responsable communication de Hairmania. «Tout ce que je cherche à savoir, c’est sur quels critères se basent les autorités pour décider d’arrêter l’activité de centres d’esthétique et laisser ouverts les salons de coiffure. Pire encore, il y a même des salons fermés dans des quartiers casablancais, au moment où d’autres sont ouverts», renchérit la propriétaire de Lucie Saint-Clair.

Aujourd’hui, ces professionnels nourrissent l’espoir d’une sérieuse aide de la part de l’Etat. «Nous espérons que le gouvernement va donner un véritable coup de pouce aux professionnels du secteur de beauté, notamment les propriétaires de salons et centres de beauté, gérants, esthéticiens et coiffeurs», conclut la porte-parole de Hairmania.

 

L’Oréal Maroc au chevet des salons de coiffure

La division de l’Oréal au Maroc, l’un des premiers fournisseurs de produits de beauté au pays, a apporté un soutien continu aux salons de beauté, tout le long de cette période de crise. «Nous avons une relation privilégiée avec les salons de coiffure, et ce depuis le démarrage de la filiale au Maroc (…). Pour cela, nous avons estimé avoir un rôle important à jouer pour soutenir, accompagner et aider les coiffeurs durant cette période», indique une source à l’Oréal Maroc. «Nous sommes intervenus à différents niveaux, notamment en gelant les créances de nos clients jusqu’à la reprise de leurs activités, en octroyant un soutien téléphonique régulier à ceux qui en ont besoin, en assistant les coiffeurs en matière d’animation de leurs réseaux sociaux, en créant des service d’e-commerce et de vente à domicile ou encore en offrant aux professionnels des kits sécuritaires (masques et gel hydroalcolique) lors de l’envoi de chaque colis commandé», précise-t-elle.

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