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Economie

Aspects économiques

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 27 Mars 2017 à 12:15
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Le modèle de développement des provinces du Sud accorde une place importante à l’agriculture, à travers plusieurs projets de valorisation agricole, qui permettront la création d’emplois et la diversification des sources de revenus. L’objectif du programme est de créer plus de 11.000 emplois, de dégager près de 615 millions de dirhams de valeur ajoutée annuelle, tandis que les projets d’agriculture solidaire bénéficieront à 16.800 personnes.

Dans le détail, 5.000 hectares de terres agricoles seront valorisés près de Dakhla, pour un coût de 1,3 milliard de DH, en cultures maraîchères sous serre, et 1.000 hectares à Boujdour, nécessitant une enveloppe de 465 millions de dirhams. Ces deux valorisations permettront la création de 5.750 emplois. La moitié de la superficie du périmètre irrigué de Dakhla sera réservée pour être exploitée par de jeunes agriculteurs de la région. L’irrigation sera assurée par une usine de dessalement de l’eau de mer, qui verra le jour près de Dakhla. 

Par ailleurs, 1,1 milliard de DH sera consacré au lancement de 50 projets d’agriculture solidaire dans la région de Laâyoune. 

Secteur des phosphates : 16,8 milliards de DH pour Phosboucraa

C’est l’un des programmes-phares du nouveau modèle de développement. Le programme de développement industriel Phosboucraa (filiale de l’OCP à 100%) vise la valorisation sur place des ressources des phosphates et le renforcement de l’avantage concurrentiel du Maroc en Afrique. Le programme assurera l’intégration complète de la chaîne de valeur, de la mine à l’exportation, à travers les nouvelles infrastructures portuaires. Le but est de «ne plus déplacer la production à El Jadida pour la valoriser, mais de créer de la valeur sur place et, surtout, la garder sur place», explique Mustapha Terrab, PDG de l’OCP, lors de la présentation du programme devant le Souverain. C’est dans ce sens que de nombreux investissements seront entrepris pour le stockage et le traitement des phosphates, la mise en place de nouvelles usines, ainsi que la construction d’un port pour exporter la production. Le coût total du programme est estimé à 16,8 milliards de dirhams. Il doit favoriser la création de 1.200 emplois directs, et renforcer la compétitivité de l’offre phosphatière marocaine en Afrique. 

Par ailleurs, l’OCP bâtira une technopole à Foum El Oued, pour un investissement de 2 milliards de DH. Celle-ci comprendra une université pluridisciplinaire, un lycée d’excellence et un centre de qualification de compétences. A ce propos, l’OCP a annoncé le recrutement de 500 jeunes de la région, qui suivront, à partir de janvier 2016, des formations à El Jadida. 

Secteur de la pêche : valorisation des ressources

C’est déjà l’un des secteurs les plus dynamiques des régions du Sud. Il le sera encore plus, grâce à la mise en place de 6 projets à haut niveau de valorisation des petits pélagiques (sardines, maquereaux, anchois) à Dakhla, pour un investissement global de 1,2 milliard de DH, permettant ainsi la création de 4.300 emplois directs. 

Il est également prévu le lancement de projets d’investissement dans le secteur aquacole au sein de 3 zones de la région Dakhla-Oued Eddahab. L’enveloppe consacrée sera de 2,8 milliards de DH et permettra la création de 3.500 emplois. En tout, 8.000 postes d’emploi seront disponibles.

De plus, il est programmé la réalisation d’un pôle de compétitivité des produits de la mer à Dakhla, à travers la création d’une zone industrielle, principalement autour des petits pélagiques, en complément aux infrastructures portuaires. Cette zone d’activité accueillera dix unités de valorisation des petits pélagiques, débouchant à terme sur la création d’environ 6.500 emplois directs.

Secteur du tourisme durable : une nouvelle destination attractive

Le programme de développement touristique des régions du Sud ambitionne de faire de celles-ci un nouveau pôle touristique balnéaire, combinant mer, désert et nature. Ce programme se décline en 84 projets, pour une enveloppe globale de 2 milliards de DH, générant à terme 800 emplois directs. 

Grands projets structurants : faire des provinces du Sud un hub régional

De grands projets structurants à portée stratégique ont été annoncés par le ministre de l’Equipement du Transport et de la Logistique, Aziz Rabbah, lors de la cérémonie de lancement du nouveau modèle de développement des provinces du Sud. L’objectif de ces grands projets est d’accompagner la dynamique de croissance et de créer une connexion rapide de ces régions au reste du territoire national. 

La route reliant les provinces du Sud au Nord du Royaume sera considérablement améliorée grâce à la réalisation d’une double voie rapide entre Tiznit et Dakhla, de 1.115 km. Celle-ci se décompose en deux linéaires : une voie express Atlantique de 555 km reliant Tiznit à Laâyoune pour un coût de 6,2 milliards de DH, et qui sera opérationnelle en 2018; l’élargissement à 9 mètres et le renforcement de la liaison entre Laâyoune et Dakhla sur une distance de 565 km pour un coût de 2,3 milliards de DH, prévu pour 2021. Cette nouvelle route est une liaison stratégique plaçant les provinces du Sud au centre de la liaison entre le Nord du Royaume et l’Afrique subsaharienne. 

Par ailleurs, le Port de Dakhla verra également le jour pour un coût de 6 milliards de DH. Cette infrastructure répond à des objectifs géostratégiques de développement régional et de valorisation des ressources pélagiques, agricoles, minières, énergétiques, industrielles, etc. 

La réalisation de ce port permettra la transformation d’une large gamme de produits bruts ou semi-finis importés et leur réexportation vers l’Afrique. 

Sur le plan de l’électricité, le raccordement de Dakhla au réseau électrique national est programmé avec une ligne Boujdour-Dakhla, pour un montant de 1,7 milliard de DH. 

En outre, le renforcement et l’extension de la couverture 2G/3G/4G dans les régions du Sud sont également sur les rails, pour un investissement de 1 milliard de DH. 

 

CGEM : le patronat au rendez-vous

Miriem Bensalah-Chaqroun a decliné devant le souverain les projets d’investissement de la CGEM dans les 3 régions. Le montant global de l’engagement de la CGEM atteint 5,4 milliards de DH, pouvant générer 10.300 emplois. La présidente de la CGEM a indiqué que les 56 projets d'investissements prévus entrent dans le cadre de l'initiative de mobilisation des investissements et de création d’opportunités d'emploi dans les provinces du Sud. Cette initiative mise en oeuvre en partenariat avec la CGEM, le ministère de l'Intérieur et les autorités locales, porte sur la réalisation de 17 projets dans la région de Dakhla-Oued Eddahab, 39 dans la région de Laâyoune-Sakia Al Hamra dont 36 projets dans la ville de Laâyoune, 2 à Boujdour et un projet à Tarfaya. Les projets sont répartis entre plusieurs secteurs, à savoir l'industrie avec 13 projets d'une valeur de 983 millions dirhams, qui généreront 3.011 postes d'emploi, l'énergie et les énergies renouvelables avec des projets pouvant créer 400 postes d'emploi, l'immobilier avec 5 projets qui permettront la création de 6.005 postes d'emploi, et le commerce et les services avec des projets d'une valeur de 181 millions de dirhams, pouvant générer 150 postes d'emploi. La CGEM avait, dans ce sens, signé quatre conventions avec l'Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), la Fondation Phosboucraa, Microsoft et Injaz Al-Maghrib pour la formation des ressources humaines de la région.

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