Finances News HebdoFinances News Hebdo
Economie

African Business Connect : Maroc Export et BMCE Bank of Africa, l'alliance naturelle

RFPar Rédaction FNH
|Publié le 27 Mars 2017 à 12:15
Partager

L’organisation de l’African Business Connect, dont la première édition concerne le Sénégal et le Mali, donne corps à la grande ambition de Maroc Export et de BMCE Bank of Africa, celle de booster le commerce intra-africain. Le principal facteur de différenciation de ce nouveau concept mis en place par la banque bleue et l’entité en charge de la promotion du made in Morocco à l’étranger est que des informations fiables et un accompagnement financier sont mis à la disposition des entreprises marocaine, sénégalaise, et malienne, afin de les aider à concrétiser leurs transactions commerciales.

 

La première édition de l’African Business Connect, organisée par Maroc Export et BMCE Bank of Africa dans la capitale sénégalaise, a incontestablement rencontré le succès escompté. Nombreuses ont été les entreprises marocaine et sénégalaise, évoluant dans les branches du textile et de l’agroalimentaire, qui ont pris part à plusieurs séries de BtoB organisées pour l’occasion. 

Cette manifestation a de surcroît été rehaussée par la présence de plusieurs personnalités marocaines et sénégalaises pour ne citer que Zahra Maafiri, Directrice générale de Maroc Export, et Taleb Berrada, Ambassadeur du Maroc au Sénégal. «Cet évènement va dans la droite ligne de la volonté des pays partenaires de renforcer leurs échanges commerciaux, notamment dans les deux domaines ciblés que sont le textile et l’agroalimentaire, qui constituent des branches à fort potentiel pour le Maroc et le Sénégal», martèle Zahra Maafiri, lors de son allocution devant un auditoire composé de plus de 250 personnes. Il faut dire que le principal facteur de différenciation de l’African Business Connect est qu’il offre, via BMCE Bank of Africa et sa filiale Bank of Africa (BOA), un accompagnement étoffé aux entreprises. En effet, par le truchement de cette plate-forme, les deux entités bancaires mettent à la disposition des entreprises les informations nécessaires pour leur permettre de trouver les clients ou les fournisseurs dont elles ont besoin, tout en leur fournissant un accompagnement financier. 

«Les relations économiques entre les deux pays partenaires sont certes dynamiques, mais toujours en deçà des énormes potentialités existantes de part et d’autre», confie Laurent Basque, Directeur général de BOA Sénégal. Le bilan de l’African Business Connect que dresse la plupart des entreprises marocaine, et sénégalaise est plutôt positif. 

Du côté marocain, on se réjouit de trouver des clients et des partenaires sénégalais susceptibles de devenir des relais pour l’exportation des produits nationaux. Tandis que certaines entreprises sénégalaises voient en leurs partenaires marocains des fournisseurs de choix en raison de leurs multiples avantages comparatifs (qualité, prix, proximité culturelle et géographique, etc.).

Vocation de l’African Business Connect 

«L’African Business Connect, nouveau concept mis en place par BMCE Bank of Africa et Maroc Export, et dont la première édition se tient successivement au Sénégal et au Mali, vise à développer le commerce intra-africain», confie Hassan Belatik, directeur marketing entreprise et pilotage de BMCE Bank of Africa. Celui-ci assure dans la foulée : «Qu’au-delà des entreprises marocaines, cet évènement concernera, dans le futur, des opérateurs de différentes nationalités, issus du continent. L’objectif étant de leur offrir une plate-forme adéquate pour faciliter leur mise en réseau ainsi que les échanges commerciaux à l’échelle continentale». 

Par ailleurs, pour cette première édition, le choix porté sur les deux pays est motivé par la grande affinité les liant au Maroc. 

A noter que les secteurs du textile et de l’agroalimentaire ciblés par l’African Business Connect offrent plus d’opportunités et de complémentarité au Royaume et au pays de la «Téranga». Toujours à en croire Hassan Belatik, il était crucial de choisir des secteurs dans lesquels les deux pays sont davantage complémentaires que concurrents pour assurer le succès de cette première édition. Par exemple, les fruits du Sénégal diffèrent de ceux du Maroc. D’où l’intérêt de tisser des complémentarités dans cette branche. Autre argument de taille, le textile et l’agroalimentaire représentent pour les deux Etats des secteurs névralgiques, notamment en termes de création d’emplois et de richesse. 

L’organisation d’un tel évènement tire sa légitimité du fait que la banque constitue un maillon essentiel pour toute transaction commerciale. En effet, après les négociations, le client est tenu de régler, ce qui s’effectue par le canal bancaire. La valeur ajoutée de cet évènement revendiquée par BMCE Bank of Africa, à travers sa filiale, le groupe BOA, implanté dans une vingtaine de pays africains, est la qualité de l’information mise à la disposition des entreprises. Il est clair que tout investisseur a besoin d’informations fiables sur son futur partenaire (capacité financière, crédibilité, etc.). 

Par ailleurs, la banque bleue se targue de la qualité de l’accompagnement prodigué aux entreprises marocaines ou africaines ambitionnant de trouver des débouchés à l’export, notamment à l’échelle continentale. Cela dit, les organisateurs de l’African Business Connect comptent dans le futur organiser annuellement deux missions ponctuées de BtoB et de BtoC,, ce qui représente quatre pays africains visités par an. «A l’avenir, la même logique sectorielle sera adoptée, car il existe dans chaque pays des secteurs d’activité qui présentent davantage d’opportunités d’investissement et de relations commerciales par rapport à l’économie marocaine», assure le directeur marketing entreprise et pilotage de BMCE Bank of Africa. Soulignons que la banque bleue compte sur le grand maillage de sa filiale africaine pour mieux accompagner les entreprises du continent. 

Dans un autre registre, il convient de rappeler que l’African Business Connect a coïncidé avec le lancement du festival du Maroc au Sénégal, évènement organisé par Maroc Export. Cette manifestation a permis aux opérateurs marocains d’exposer leurs produits dans le plus grand mall du Sénégal. 

Ce festival était l’occasion de présenter au consommateur sénégalais l’art culinaire marocain avec des séries de dégustation. 

Au-delà de ce volet folklorique, la presse marocaine invitée pour l’évènement, était conviée à se rendre dans les locaux de BOA Sénégal. Une occasion pour débattre à bâtons rompus du positionnement du groupe BOA sur le continent et la place qu’occupe son entité présente au Sénégal, qui compte près de 24 enseignes bancaires.

Forte expansion de BOA Sénégal

Il est sans conteste que le groupe BOA, détenu à 72,6% par BMCE Bank of Africa, s’inscrit depuis ces dernières années dans une dynamique d’expansion soutenue, comme en témoignent le nombre de ses clients (3 millions) et sa présence dans une vingtaine de pays d’Afrique subsaharienne. 

Rien que l’année dernière, le groupe BOA, dirigé par Mohamed Bennani, a réalisé un produit net bancaire (PNB) de 388 millions d’euros contre 320 millions d’euros en 2013. Ce qui représente une hausse substantielle de 21%. 

A l’instar de l’ensemble du groupe, BOA Sénégal compte aussi tirer son épingle du jeu dans le paysage bancaire sénégalais, qui compte pas moins de 24 enseignes bancaires comme cela a été mentionné plus haut. «Entre 2007 et 2008, la banque ne pesait qu’1% de part de marché contre 7% actuellement», martèle Abderrazzak Zeddani, DGA de BOA Sénégal. C’est dire les progrès enregistrés, d’autant plus que le nombre d’agences est passé de 7 à 33 en l’espace de 8 ans. Si la 7ème banque du pays de la «Téranga», qui n’est autre que BOA Sénégal, est dans une nette dynamique de progrès, il n’en demeure pas moins qu’elle doit faire face à un coût du risque, qui augmente à cause des difficultés que traversent deux gros clients. 

Dans le même ordre idées, il y a lieu de souligner que la banque dirigée par Laurent Basque évolue dans un environnement dominé par un faible taux de bancarisation. «Nous réfléchissons à un moyen permettant aux personnes dépourvues de revenus réguliers d’être bancarisées», assure Abderrazzak Zeddani, qui ajoute dans la foulée : «Au Sénégal, certaines personnes continuent de penser que la banque est réservée aux riches». Par ailleurs, dans l’optique de s’arroger les faveurs de nouveaux clients, BOA Sénégal compte explorer au mieux les avantages qu’offre le mobile banking, qui a connu une croissance exponentielle au Kenya. 

Faudrait-il rappeler que contrairement aux banques classiques nécessitant des investissements pour l’extension du réseau et des dépenses de fonctionnement, le mobile banking a l’avantage de dispenser de ces charges, tout en touchant plus facilement les personnes à revenus modestes. 

Articles similaires