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Opinions libres

Le spectre d’une crise financière planétaire

Le spectre d’une crise financière planétaire
Lundi 22 Fevrier 2021 - Par admin

 

Par Abdelhak Najib. Écrivain-journaliste 


 

 

A quoi rime cette mascarade humaine dont l’allume-gaz a été la pandémie de la Covid-19 ? Après une année pleine de grave crise sanitaire mondiale, avec son lot de morts et de fluctuations sur des variantes du Coronavirus, avec une phase 2 et une phase 3, avec des mutations du virus et des projections alarmistes, il faut se résoudre à une évidence de taille : cette crise est partie pour durer très longtemps.

 Pour ceux qui en avaient prédit la fin début 2021, il faut croire qu’au-delà de l’erreur d’appréciation, il y a une profonde méconnaissance des rouages de ce monde, à la fois prévisible et complexe. 

Prévisible, parce que les prémices de la chute de ladite civilisation thermo-industrielle sont déjà là. Complexe, parce que le timing de la pandémie est tout sauf anodin et accidentel. Je m’explique. En 2008, le monde moderne a frôlé la catastrophe avec l’une des crises économiques les plus violentes depuis 1929. Les États dits puissants ont colmaté les brèches tant bien que mal, mais la crise en elle-même n’a jamais été contenue.

Pire, les grandes puissances financières ont renfloué les caisses des plus grosses banques de la planète (en y sacrifiant une ou deux dans le tas) accentuant davantage les déficits et les risques d’une implosion sans précédent de tout le système financier du monde. Cette déflagration systémique est prévue, comme un retour de manivelle dévastateur d’ici 2030. Autrement dit, la décennie que nous venons d’entamer est celle de tous les dangers.

Tous les indicateurs sont au rouge. Toutes les matières premières sur lesquelles repose l’économie planétaire, ont atteint leur pic et ont entamé leur descente. Les dettes des pays les plus industrialisés intérieurs ont dépassé toutes les prévisions alarmistes. Et l’ensemble des observateurs sont d’accord pour affirmer, sans détours, que la prochaine crise financière sonnera le glas de cette «civilisation» telle que nous la connaissons aujourd’hui.

L’heureux hasard pour ces États, c’est que cela coïncide avec une terrible pandémie qui a déjà fait plusieurs millions de morts, et qui semble, entrer dans les mœurs faisant partie de nos vies, comme si cela était normal de cohabiter avec un virus mortel qui tue aux quatre coins de la planète. 

Vous rendez-vous compte que nous avons tous avalé la pilule sans réticence aucune en acceptant un ordre établi imposé par la crise de la Covid ! Toutes les bases de nos vies d’avant la pandémie ont changé radicalement. Nous avons accepté de vivre avec des masques. Nous avons accepté de ne plus nous aventurer plus loin de chez nous. Nous avons limité nos déplacements au strict minimum. Nous avons adapté nos vies au manque de mobilité, au manque de visibilité, au manque d’espoir.

Cette première étape d’acclimatation avec le pire est censée nous préparer à accepter l’explosion de toutes les bulles financières, avec la même fatalité. Un monde frappé par un virus ne peut accoucher que d’un monde dont les économies s’effondrent les unes après les autres, dans une bascule somme toute logique et rationnelle.

C’est cela le tour de force des grandes puissances de ce monde : préparer la crise du siècle à l’aune de l’adaptation à la non-vie, puisque tous les humains, où qu’ils soient, quels que puissent être leurs impacts sur le cours de l’histoire, vivent selon les règles dictées par une grave crise sanitaire, qui va, bientôt, accoucher d’une terrible crise économique planétaire.

 

 

 

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