OPTIMISME PRUDENT

OPTIMISME PRUDENT

Un soupçon d’optimisme dans cet environnement glauque : l’économie nationale devrait enregistrer une croissance de 6,7% cette année, à la faveur des progrès en matière de vaccination, le maintien des stimulus budgétaire et monétaire et la très bonne campagne agricole.

 

Par Fatima Zahra Ouriaghli, Directeur de Publication

C’est ce que nous dit Bank Al-Maghrib, qui semble confiante par rapport aux perspectives économiques, d’autant que lors de ses précédentes prévisions en octobre, elle tablait sur une croissance du PIB de 6,2%, en révision à la hausse de 0,9 point par rapport aux projections de juin.

Ces révisions à la hausse interviennent pourtant dans un environnement trouble, où l’économie est chahutée par les conséquences liées à la pandémie. Allègement/durcissement des mesures restrictives, fermeture des frontières, pass vaccinal obligatoire…, tout cela impacte non seulement la fluidité des affaires, mais entretient de surcroît un climat d’incertitude néfaste pour l’économie marocaine.

Une économie qui a donc su se montrer résiliente malgré les coups durs subis, dont la dernière en date concerne la suspension des liaisons aériennes à destination du Maroc. Mais peut-on durablement s’accommoder d’une situation dans laquelle les opérateurs, sans aucune visibilité, sont incapables de se projeter, et où tout le potentiel de l’économie nationale ne peut s’exprimer à cause des restrictions ?

A l’évidence non. Sauf que le mode de gestion de la pandémie jusque-là privilégié par les autorités nous oblige justement à accepter cette réalité : la santé des citoyens d’abord, l’économie ensuite. Un arbitrage discutable certes, car la facture économique et sociale est lourde, mais le choix inverse n’aurait pas été acceptable pour la population. Où placer le curseur pour un juste équilibre ? C’est une interrogation à laquelle aucun gouvernant de ce monde n’a trouvé de réponse.

Encore davantage maintenant, avec notamment l’apparition du variant Omicron, qui a d’ailleurs commencé à bien se diffuser au Maroc. Et qui, surtout, compte tenu du principe de précaution radical appliqué par le gouvernement, risque de plomber davantage l’économie.

C’est pourquoi les prévisions de croissance de BAM pour 2022 (2,9%) et 2023 (3,4%) sont entourées d’un voile de prudence. Parce que tout dépendra largement «de l’évolution de la situation sanitaire aux plans national et international et des restrictions que les autorités seraient amenées à mettre en place»

 

 

 

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