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Gestion des déchets : Il faut agir vite

Gestion des déchets : Il faut agir vite

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La quantité de déchets solides générés dans les pays arabes devrait dépasser 200 millions de tonnes par an d’ici 2020. Sensibiliser sur les enjeux de l’économie verte et de la production verte est aujourd‘hui impératif eu égard aux défis environnementaux qui menacent la planète.

La gestion des déchets est en phase de deve­nir l’une des principales problématiques environ­nementales du siècle. Relever ce défi figure désormais parmi les priorités des pouvoirs publics de plusieurs pays à l’instar du Maroc, qui a pris conscience de la nécessité de mieux gérer ses déchets. C’est sur ce sujet que la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (CESAO) a organisé, en parte­nariat avec la Commission éco­nomique pour l’Afrique (CEA-Bureau pour l’Afrique du Nord) et le Centre marocain de pro­duction propre (CaMPP), un ate­lier régional sur le thème «Les technologies innovantes pour la gestion des déchets dans les pays arabes, vers une transition à l’économie verte».

Un sujet d’actualité qui est au coeur des débats étant donné l’ampleur de la problématique des déchets pour les pays émer­gents et encore plus pour ceux en voie de développement.

A noter que dans les pays arabes, le volume des déchets solides est aujourd’hui à la hausse à cause de la crois­sance démographique et éco­nomique, de l’urbanisation, de l’industrialisation, de l’évolution des modes de consommation et du manque de sensibilisa­tion. La quantité de déchets solides générés dans les pays arabes devrait ainsi dépasser 200 millions de tonnes par an d’ici 2020.

Cette rencontre a été l’occasion de faire le point sur les problé­matiques liées à la gestion des déchets, d’examiner les tech­nologies innovantes qui existent dans ce domaine et d’identifier les domaines de coopération possibles. Cet atelier, auquel ont pris part des intervenants issus du monde arabe, dont des chercheurs, experts, entre­preneurs, représentants d’insti­tutions publiques et des Green Help Desk, s’inscrit donc dans le cadre des efforts déployés par la CESAO pour renforcer les capacités nationales de ses pays membres en matière de développement des secteurs de production verts.

«Depuis 2012, la CESAO a mis en place un réseau de Green Help Desk en vue de sensibi­liser les acteurs au rôle béné­fique des technologies vertes dans six pays membres : Egypte, Jordanie, Liban, Maroc, Oman et Tunisie. Les Green Help Desk ont pour but de soutenir les petites et moyennes entre­prises (PME) souhaitant bénéfi­cier des opportunités générées par l’économie verte», selon un communiqué des organisateurs.

De son côté, le Bureau de la CEA en Afrique du Nord, qui se prépare à publier un rap­port sur le thème «Industrie et économie verte en Afrique du Nord : enjeux, pratiques et enseignements», mène un débat sur l’économie verte dans la sous-région.

Sensibiliser sur les enjeux de l’économie verte et de la pro­duction verte est aujourd‘hui impératif eu égard aux défis environnementaux qui menacent la planète à cause de l’acti­vité de l’homme, notamment l’industrie. Malheureusement, la grande majorité des entreprises, pour ne pas dire la quasi-tota­lité, n’est toujours pas engagée dans les problématiques envi­ronnementales et les principes de développement durable. La preuve, depuis plusieurs années de discussions et de négocia­tions, la communauté internatio­nale n’arrive toujours pas à trou­ver un terrain d’entente pour les problèmes environnementaux.

Au Maroc, la prise de conscience relative à la protection de l’envi­ronnement, au développement durable et à la nécessité de pro­duire plus propre est aujourd’hui effective, particulièrement au niveau des pouvoirs publics. Toutefois, pour réussir à déve­lopper plus proprement, il va falloir l’implication des indus­triels qui sont les plus concer­nés. C’est l’une des missions du Centre marocain de production propre (CMPP) dont la mission est de réduire la pollution cau­sée par l’industrie. Pour y arri­ver, le CMPP, qui accueille le Green Help Desk de la CESAO depuis janvier 2015, oeuvre pour sensibiliser les petites et moyennes entreprises à adopter des techniques de production plus propres et plus efficaces dans leur utilisation des res­sources.

Cette rencontre a donc per­mis aux intervenants d’échan­ger sur les technologies inno­vantes de gestion des déchets, en vue de promouvoir leur usage dans les pays arabes, faire le bilan des connaissances et de l’expertise existantes dans la région en la matière et examiner les opportunités d’affaires régio­nales liées à ce domaine.

Brèves

L’intégrité dans le secteur de l’eau

Le ministère délégué chargé de l’Eau a organisé cette semaine, avec l’appui de l'Agence de coopé­ration internationale allemande pour le développement (GIZ) et en collaboration avec les départe­ments ministériels concernés, un atelier sur «l’intégrité dans le secteur de l’eau». L’objectif de cette rencontre est de sensibiliser les différents intervenants et acteurs du secteur de l’eau aux fondements de l’intégrité dans ce secteur, de mettre en exergue les bonnes pratiques et les expériences réussies en la matière afin de promouvoir une meilleure gouvernance des ressources en eau au Maroc et impulser le respect des principes d’intégrité dans la gestion des services liés à l’eau. L’intégrité dans le secteur de l'eau est un concept émergent désignant les comportements et les actes des différents intervenants de ce secteur qui sont conformes à un ensemble de principes éthiques et moraux et qui créent une barrière préventive contre la pratique de corruption et ses agissements pouvant nuire au développement durable de ce secteur vital. Ainsi, l’intégrité se veut être un ingrédient fondamen­tal et essentiel de la bonne gouvernance, s’appuyant sur trois piliers à savoir : la transparence, la responsabilité et la participation.

Campagne de séduction aux USA

A la tête d’une délégation de hauts responsables composée du Secrétaire général du ministère, du DG de l’ONEE et d’experts du secteur énergie le ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement (MEMEE), Abdelkader Amara, a effectué récemment une visite de travail aux Etats-Unis. Au programme de cette mission, des rencontres avec de hauts responsables américains et présidents de compagnies internationales opérant dans l’énergie : General Electric, ExxonMobil, Cheniere Energy, Shell, BP et Mistsui. Une mission qui s’inscrit dans le cadre de la promotion du Plan national de dévelop­pement du GNL auprès des géants américains du secteur énergétique. Rappelons que ce plan représente l’une des priorités de la Stratégie nationale de l’énergie et représente des opportunités d’investissement de 4,6 milliards de dollars.

Lamiae Boumahrou

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