L’Arabie-Saoudite juge «insuffisant» le pack antiterrorisme du Qatar

L’Arabie-Saoudite juge «insuffisant» le pack antiterrorisme du Qatar

 

Le quartet anti-Qatar mené par l’Arabie Saoudite maintient la pression sur Doha.

L’accord conclu hier entre Doha et Washington sur la «lutte contre le financement du terrorisme», a été jugé «insuffisant» pour un début de règlement de la crise par Riyad.

Cet accord repose sur la décision d'«éradiquer le terrorisme de la terre», prise par le sommet ayant réuni fin mai à Ryad une cinquantaine de dirigeants musulmans autour du président américain Donald Trump,

Cet engagement «va commencer immédiatement sur plusieurs fronts», selon lui le secrétaire d'Etat américain  Rex Tillerson qui effectue actuellement une tournée dans la région pour tenter une médiation dans la crise qui secoue les pays du Golfe.

Tillerson est arrivé mercredi à Jeddah en Arabie-Saoudite pour rencontrer ses homologues du quartet anti-Qatar. Tillerson s'est déjà rendu dans le cadre de sa tournée à Doha et à Koweït, un autre médiateur dans la dispute qui oppose l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte au Qatar à propos du soutien aux groupes extrémistes et des liens avec l'Iran.
Tillerson, conscient de la difficulté de la tâche, est arrivé en fin de matinée à Jeddah sur la mer Rouge s'entretenir avec les ministres des Affaires étrangères saoudien, émirati, bahreïni et égyptien.
Dans un communiqué sur l'accord conclu entre Washington et Doha, les quatre pays arabes ont dit «ne pas se fier» au Qatar pour avoir, selon eux, failli à de précédents engagements et «en l'absence de normes de contrôle» de ses activités.
Ils ont prévenu qu'ils maintenaient en l'état l'embargo «tant que les autorités qataries n'auront pas satisfait à l'ensemble de (leurs) demandes».

Le conseiller de Tillerson, RC Hammond, a estimé qu'un règlement pourrait prendre des mois. Il a dit que des concessions devraient être faites par les deux camps et qu'en matière de soutien aux groupes extrémistes, «il n'y a pas de mains propres», allusion au possible financement par des adversaires du Qatar de tels groupes.

 

(avec Afp)

 

 

 

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