Culture du pommier: en phase avec les objectifs du PMV, la filière se cherche de nouveaux horizons

Culture du pommier: en phase avec les objectifs du PMV, la filière se cherche de nouveaux horizons

L’essentiel de l’activité est concentré dans la région du Moyen-Atlas.

Les producteurs restent pénalisés par la faiblesse des marges.

 

Par C. Jaidani

Après deux ans d’absence à cause de la pandémie, le Salon national de la pomme a repris cette année pour sa deuxième édition. Du 6 au 9 octobre, plus de 120 exposants ont participé à cette manifestation à Midelt, une région connue par sa vocation culture du pommier. Le Salon a regroupé des institutionnels qui sont en relation avec l’activité ainsi que des coopératives et des associations. Cet événement a été l’occasion de mettre en avant les avancées et les atouts de la filière pour attirer de nouveaux investisseurs et aussi échanger en ce qui concerne les problématiques et les contraintes de l’activité.

«L’extension notable de la culture du pommier, au niveau des zones de montagne de la région du Moyen-Atlas, est due aux conditions climatiques favorables, notamment le froid hivernal, aux disponibilités en terres et surtout aux mesures de soutien du Plan Maroc Vert. Une nouvelle dynamique est créée autour de la filière qui constitue la principale source de revenu pour une large frange de petits et moyens agriculteurs», souligne Redouane Arrach, secrétaire général du département de l’Agriculture. Toutefois, force est de constater qu’en dépit des efforts déployés pour améliorer la qualité et la production, les exploitants restent pénalisés au niveau des prix de vente qui ne leur assurent pas assez de marges.

La présence des intermédiaires à plusieurs niveaux et la hausse des coûts des intrants compliquent davantage la situation. Il est donc essentiel de développer l’aval de la filière pour hisser son niveau et séduire les investisseurs. Dans le cadre du PMV, un contrat-programme a été signé entre l’Etat et les professionnels. Il aurait, selon le ministère de l’Agriculture, satisfait à l’essentiel de ses objectifs. Il ciblait le développement, la diversification variétale et l’intégration de la filière à travers l’accompagnement des opérateurs via des subventions visant la microirrigation, l’acquisition de matériels agricoles et l’équipement en filets anti-grêle des plantations. En effet, la grêle représente une menace récurrente pour le pommier, en particulier dans la région de Midelt. A cela s’ajoutent également le gel et le feu bactérien.

Aujourd’hui, l’impact de ces risques tend sensiblement à disparaître. Il est à rappeler que la culture des pommes a été introduite à partir de 1920 par des colons français. Les premières plantations ont été installées sur la base de variétés espagnoles plus adaptées au climat méditerranéen que celui des montagnes, et les résultats étaient très encourageants. Les principales variétés, selon l’importance en superficie, sont la Golden Delicious, la Stark Delicious, la Starkrimson, la Royal Gala et la Golden smooth. Les exploitants marocains cherchent à diversifier la production à travers l’introduction de nouvelles variétés plus adaptées à l’environnement et ayant un bon rendement.

 

Le Maroc, premier producteur en Afrique
Actuellement, le Maroc est le premier producteur en Afrique avec plus de 22% de parts de marché. La filière au niveau national représente 20% de la superficie des rosacées fruitières. Elle s’étend sur une superficie totale de 50.590 ha, avec une dominance à l’échelle du Moyen-Atlas. La production nationale est en moyenne de l’ordre de 697.000 tonnes, avec un rendement moyen national de 16 tonnes/Ha. Environ 60% de cette production proviennent de la région de Drâa-Tafilalet et 90% sont produites à l’échelle de la province de  Midelt. Le pommier est doté d’une notoriété distinctive au niveau de la province de Midelt (Moyen-Atlas) et est classé comme produit de terroir, avec une indication géographique protégée «Pomme de Midelt».

 

 

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