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Editos

Croissance 2020 : Match truqué

Croissance 2020 : Match truqué
Jeudi 02 Juillet 2020 - Par admin

Par Fatima Ouriaghli, directrice des publications 

 

Jamais prévision de croissance n’aura été entourée d’autant d’incertitudes au Maroc.

Déjà, en temps normal, cet exercice était loin d’être évident, des écarts existants toujours entre les différentes institutions qui s’y collaient, dont notamment le haut-commissariat au Plan (HCP), Bank Al-Maghrib, le Centre marocain de conjoncture (CMC) ou encore les instances internationales, à l’instar du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

Aujourd’hui, au regard de la situation que nous traversons, prévoir la croissance 2020 est autrement plus complexe. La sécheresse et la pandémie de la covid-19 ont en effet truqué le match. La première a plombé la campagne agricole, ruinant les espoirs d’une croissance un tant soit peu vigoureuse.

La seconde est venue enfoncer le clou, avec impacts sanitaires, économiques et sociaux considérables dont on n’arrive pas encore à complètement cerner l’ampleur.

Seule certitude que nous donne la combinaison de ces deux facteurs : l’économie est à genoux, l’horizon est flou et les perspectives de reprise sont entourées de grosses incertitudes. Au point que le match des prévisionnistes nous livre des scores surprenants. Bank Al-Maghrib table sur une contraction de l’économie de 5,2% en 2020, tandis que le CMC prévoit un taux de croissance négatif conjecturable du PIB à prix constants de l’ordre de -3,2%.

D’autre part, la Banque mondiale projette une récession de 4%, au moment où le FMI anticipe une récession de 3,7% de l’économie en 2020. Et toutes ces prévisions ont ceci de commun qu’elles sont assorties de beaucoup de réserves, tant la visibilité fait défaut. Parce que nous sommes toujours en pleine crise. L’argentier du Royaume en atteste.

«La crise n’est pas encore achevée, et les dernières prévisions des organismes internationaux, à l’instar du FMI et de l’OCDE, le confirment», précise Mohamed Benchaâboun.

Difficile donc de se projeter, surtout qu’à travers le monde la pandémie s’accélère, avec comme conséquence des mesures de reconfinement.

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