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Économie du Maroc - Croissance, déficits, réserves de change...

Économie du Maroc - Croissance, déficits, réserves de change...
Mardi 18 Juin 2019 - Par seo

Croissance de 2,8% en 2019 légèrement revue à la hausse par rapport à la prévision établie en mars 2019.

Économie du Maroc - Croissance, déficits, réserves de change,… : Voici les prévisions actualisées de Bank Al-Maghreb

Les données provisoires des comptes nationaux annuels indiquent un ralentissement de la croissance à 3% en 2018 après 4,2% un an auparavant, avec une décélération de 15,2% à 4% pour le secteur agricole et de 2,9% à 2,6% pour les activités non agricoles.

En termes de perspectives, ces dernières devraient connaître, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, un accroissement de leur valeur ajoutée de 3,6% en 2019 puis de 3,9% en 2020.

Pour sa part, tenant compte d’une production céréalière estimée par le Département de l’Agriculture à 61 millions de quintaux, la valeur ajoutée agricole reculerait de 3,8% en 2019 avant d’augmenter de 6% en 2020, sous l’hypothèse d’une récolte moyenne.

Dans ces conditions, la croissance globale ressortirait à 2,8% en 2019 et marquerait une accélération à 4% en 2020.

 

Économie du Maroc - Comptes extérieurs et RIN

Au plan des comptes extérieurs, la bonne performance des exportations se poursuit, avec une progression de 4,5% à fin avril, portée notamment par les ventes de phosphates et dérivés. En parallèle, les importations se sont alourdies de 4,7%, tirées en grande partie par les achats de biens d’équipement et des demi-produits. Quant aux recettes de voyage, elles se sont améliorées de 1,5%, alors que les transferts des MRE ont accusé un recul de 2,9%. En termes de perspectives, la dynamique des exportations se maintiendrait à moyen terme, avec en particulier un rebond des ventes de l’automobile en 2020, en lien avec l’entrée en production de l’usine PSA prévue au cours du second semestre de 2019. En regard, les importations sont projetées en ralentissement, avec les baisses attendues de la facture énergétique et du rythme d’acquisition des biens d’équipement. Les recettes de voyage et les transferts des MRE devraient enregistrer une amélioration de leur rythme au terme de 2019 et se renforcer en 2020.

Tenant compte de ces évolutions et sous l’hypothèse d’entrées de dons du CCG de 2 milliards de dirhams en 2019 et de 1,8 milliard en 2020, le déficit du compte courant s’allègerait de 5,5% du PIB en 2018 à 4,5% en 2019 puis à 3,1% en 2020. Pour ce qui est des opérations financières, les recettes d’IDE devraient osciller autour d’un montant équivalent à 3,4% du PIB et les entrées au titre des prêts connaîtraient des augmentations notables, avec deux sorties attendues du Trésor à l’international, l’une en 2019 et l’autre en 2020. Dans ces conditions, les RIN s’établiraient à 239 milliards de dirhams à fin 2019 et à 234,5 milliards au terme de 2020, continuant ainsi à assurer la couverture d’un peu plus de 5 mois d’importations de biens et services.

 

Économie du Maroc - Finances publiques

Concernant les finances publiques, l’exécution budgétaire des cinq premiers mois de l’année s’est soldée par un allégement du déficit à 18,5 milliards de dirhams. Les recettes ordinaires se sont renforcées de 6,2%, reflétant principalement une augmentation notable des produits de l’IR et de la TIC, ainsi que l’encaissement de la contribution sociale de solidarité sur les bénéfices. Les rentrées de la TVA ont été en revanche en baisse, impactées par la hausse des remboursements qui ont atteint 5,1 milliards de dirhams contre 2,6 milliards un an auparavant. En parallèle, les dépenses globales se sont alourdies de 2,6%, tirées par les hausses de celles au titre des « autres biens et services » et de l’investissement. Dans ces conditions, et tenant compte de l’impact de l’accord conclu le 25 avril dans le cadre du dialogue social, le déficit budgétaire hors privatisations connaîtrait, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, une accentuation de 3,7% du PIB en 2018 à 4,1% en 2019, avant de s’atténuer à 3,8% en 2020.

 

Croissance du PIB

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